Archives mensuelles : août 2011

DSKadhafi

La couronne de l'idiot utile au nom du FMI

DSK bientôt libre…

Cyrus Vance, le procureur de New York, a demandé, comme on s’y attendait, l’abandon des charges à l’encontre de Dominique Strauss Kahn. Il ressort de sa décision que les sept chefs d’accusation de viol à l’encontre de DSK ne peuvent être prouvés « au delà du doute raisonnable ». Vance estime de son devoir d’abandonner les poursuites, pointant les incohérences de l’accusatrice, Nafissatou Diallo. Son avocat Kenneth Thompson a beau dénoncer un déni de justice, et appeler dans un baroud d’honneur au dessaisissement de Cyrus Vance, l’affaire semble conclue et le juge Micheal Obus ne devrait trancher que pour la forme sur la question, à l’audience prévue ce 24 août, en annonçant la libération de Strauss Kahn. Libre dès lors de rentrer en France où l’attendent Tristane Banon et son avocat David Koubbi. Mais aussi tous ses amis des deux grandes partouzes politiques, de Martine Aubry à Jean-François Copé en passant par Jean-Marie Le Guen et Jeanne-Mario La Gouine. Mais ce que je voulais partager avec vous c’est une petite réflexion sur une drôle de coïncidence…

…Kadhafi bientôt en prison ?

Car l’actualité c’est aussi et surtout la guerre en Libye. Le monde entier a les yeux rivés sur les écrans télé, les chaînes infos tournent à plein régime, les correpondants de CNN, BBC, LCI, France 24 et bien sûr Al Jazira sont au coeur des combats et nous font vivre les dernières heures de la plus ubuesque dictature du Moyen Orient. Avec les JT arrive le cortège de désinformations dont la plus notoire est d’ores et déjà la soi-disant capture de Seïf El Islam Kadhafi, l’héritier du trône en ruines de son père, qui continue tout sourire à proclamer la victoire prochaine de son camp. C’est ce qu’on appelle la méthode Couédhafi. Et DSK dans tout ça ? Le 15 février 2011, soit deux jours après le début de la « révolution » libyenne lors des émeutes de Benghazi, un rapport du FMI, signé Dominique Strauss Kahn, félicite la bonne gestion de la Libye par Kadhafi, rappelle son « ambitieux agenda de réformes », et l’invite à « continuer d’améliorer l’économie ». Ce n’est pas un hasard. On sait que Kadhafi était rentré dans les bonnes grâces de l’Occident depuis 2003, lorsqu’il s’était associé à la « croisade contre le terrorisme » initiée par un autre « fils de », Bush Junior. Mais la relation sentimentale entamée avec DSK allait plus loin puisqu’elle impliquait une relation privilégiée avec l’organe suprême du capitalisme mondial. Ainsi le 18 novembre 2008 DSK avait rencontré Kadhafi et en avait tiré cette conclusion: « Les entretiens que nous avons eu ont témoigné de notre unité de vues sur les réalisations de la Libye et sur les principaux défis auxquels elle est confrontée. Les réformes ambitieuses des dernières années ont produit une croissance forte. Le défi principal est de maintenir le rythme des réformes en cours visant entre autres à réduire la taille de l’État. » Les bombardements de l’OTAN de ces six derniers mois ont incontestablement réduit la taille dudit Etat. « Don’t feed the beast », comme disait Reagan. Que le vieux lion du désert aux dents élimées n’ait pas vu venir le piège de son retour en grâce n’a rien d’étonnant. Que sa résistance acharnée et son retranchement dans son bunker évoquent certaines figures teutoniques, dont un renard du désert qui fureta dans la même région il y a 70 ans, participera de son épopée guerrière. Mais, qu’en pleines crises de la dette, tant aux Etats-Unis qu’en Europe, on ait trouvé la bête à abattre, c’est du pain béni pour les médias. La disgrâce de DSK, quelle que soit la véracité des faits qui lui sont reprochés, participe-t-elle d’un règlement de comptes pour vues divregentes sur l’état du monde, notamment sur l’usage du pétrole libyen ? Les jours à venir nous apporteront peut-être d’utiles éclairages à ce sujet. Quant à la Chine, elle n’a pas cessé d’observer l’évolution du conflit. L’empire du milieu souhaite en effet maintenir des liens économiques « mutuellement bénéfiques » avec la Libye. Suite à l’instabilité politique, la très poétique mais sans doute aussi très rancunière « compagnie de forage de la grande muraille », Great Wall Drilling Company (GWDC), filiale du groupe China National Petroleum Corporation (CNPC), premier groupe chinois d’hydrocarbures, a été contrainte d’annuler six grands projets d’exploration de pétrole et de gaz en Libye, en Syrie, en Algérie et au Niger. Le Beijing Times précise que cette décision représente un manque à gagner de 1,2 milliard de yuans (130 millions d’euros). »L’Occident doit nettoyer le désordre qu’il a fait », ajoute le quotidien. Comment les Etats-Unis et leurs alliés vont-ils se sortir de ce casse têtes chinois ? Il est possible que Joe Biden ait promis, lors de sa visite à Pékin, rembourser les dettes américaines avec les dividendes de l’or noir de la moribonde Jamahiriya. Yes he can. Si c’est le cas il faut se demander ce qu’il a fumé. Car depuis quand un débiteur couperait l’herbe sous le pied de son débiteur pour le rembourser ? « We’re jammin’, I wanna jam it with you, We’re jammin’, jamming, And I hope you like jamming too », comme chantait Bob a Marley. Un grand panafricaniste. Comme Kadhafi. Et en français ça donne: « Nous nous embrouillons, Je veux embrouiller ça avec toi,  Nous nous embrouillons, embrouillons, Et j’espère que tu aimes l’embrouille aussi »

DSK soon to be free…

Cyrus Vance, the prosecutor of New York, asked, as expected, dropping charges against Dominique Strauss Kahn. It is clear from its decision that the seven counts of rape against DSK can not be proved « beyond reasonable doubt. » Vance feels obliged to drop the charges, pointing to inconsistencies in the accuser, Nafissatou Diallo. His lawyer Kenneth Thompson may well expose a miscarriage of justice, and call a last stand in the divestiture of Cyrus Vance, the case appears to conclude Judge Michael Obus and should decide as to the form of the question, the the scheduled hearing on August 24, announcing the release of Strauss Kahn. Therefore free to return to France where waiting Tristane Banon and his lawyer David Koubbi. But all his friends of the two major political orgies, Martine Aubry Jean-Francois Cope, through Jean-Marie Le Guen and Jeanne-Mario La Gouin. But what I wanted to share with you is a little reflection on a funny coincidence …

…Gaddafi soon to be in jail?

Because the news is also and especially the war in Libya. The whole world is watching on TV screens, news channels operating at full capacity, the correspondent for CNN, BBC, LCI, France 24 and of course Al Jazeera are in the heart of the fighting and make us live the last hours of the most grotesque dictatorship of the Middle East. JT comes with the procession of the most notorious disinformation is already the so-called capture Seif El Islam Kadhafi, the heir to the throne in the ruins of his father, who continues to proclaim smiling next to the victory his camp. This is called the method Couédhafi. DSK and in all this? On February 15, 2011, two days after the start of the « revolution » during the riots in Libya Benghazi, an IMF report, signed Dominique Strauss-Kahn, welcomed the good management of Libya for Gaddafi, said the « ambitious reform agenda « and invites him to » continue to improve the economy.  » It is no accident. We know that Gaddafi was back in the good graces of the West since 2003, when he associated with the « crusade against terror » initiated by another « son of », Bush Junior. But the romantic relationship began with DSK went further because it involved a special relationship with the supreme body of global capitalism. And November 18, 2008 DSK had met Gaddafi and had reached this conclusion: « The talks we had demonstrated our unity of purpose on the achievements of Libya and the main challenges it faces. The ambitious reforms of Recent years have produced strong growth. The main challenge is to keep pace with the ongoing reforms include reducing the size of the state.  » The NATO bombing of the last six months have undoubtedly reduced the size of that State. « Do not feed the beast, » as Reagan said. The old lion of the desert to the teeth threadbare did not see the trap coming from his comeback is not surprising. That his stubborn resistance and retrenchment in his bunker Teutonic evoke certain figures, including a desert fox who rummaged in the same area 70 years ago, will take part of his epic war. But that full debt crises in both the U.S. and Europe, we have found the animal to be slaughtered is a godsend for the media. The disgrace of DSK, whatever the truth of the facts alleged against him, she takes part of a settlement of accounts for divregentes views on the state of the world, including the use of Libyan oil? The coming days will bring us perhaps useful insights on the subject. As for China, it has continued to observe the evolution of the conflict. The Middle Kingdom in fact want to maintain economic ties « mutually beneficial » with Libya. Following the political instability, very poetic, but probably also very vindictive ‘drilling company of the Great Wall, « Great Wall Drilling Company (GWDC), a subsidiary of China National Petroleum Corporation (CNPC), the first Chinese group to hydrocarbons, was forced to cancel six major exploration projects for oil and gas in Libya, Syria, Algeria and Niger. The Beijing Times said that this decision represents a shortfall of 1.2 billion yuan (130 million). « The West must clean up the mess he made, » the newspaper said. How the United States and its allies will they break out of this Chinese heads? It is possible that Joe Biden has promised during his visit to Beijing, pay off debts with U.S. dividends of the black gold of the Libyan moribund. Yes HE Can. If so it must be asked what he smoked. For how long a debtor would cut the grass under the feet of his debtor to pay it off? « We ‘re jammin’, I want to jam it with you, We’re jammin ‘, jamming, And I hope you like jamming too », as Bob Marley sang. A great pan-Africanist. As Gaddafi.

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Standard & Nouveau Pauvre sonne le Dagong ; Standard & New Poor’s Tolls The Dagong ; 标准普尔新声音的大公

La nouvelle carte économique du monde

Le 3 août 2011: une date véritablement historique

Au lendemain du « sauvetage de l’économie américaine » à la date butoir du 2 août, grâce à l’accord branlant sur le relèvement du plafond de la dette par le Congrès américain, l’agence chinoise Dagong dégrade la note de la dette souveraine américaine d’A+ à A. Le 5 août, coup de théâtre: Standard & Poor’s lui emboîte le pas. Pour la première fois de son histoire, la célèbre agence note la dette AA+ et provoque une tempête estivale sur les marchés financiers, tourmente inattendue pour les uns, retour au réel pour les autres. Le 8 août l’agence Moody’s l’imite, en menaçant de dégrader à son tour la dette US si le ratio dette-PIB des Etats-Unis dépasse 75% d’ici 2015. Seule l’outsider Fitch maintient le AAA sans conditions, dans une perspective louable d’apaisement de la tension sur les marchés. Mais pourquoi se mentir ? Fitch pourra-t-elle se murer longtemps dans son déni de la réalité ? Car c’est bien la Chine qui mène aujourd’hui le jeu économique, à tous les niveaux, y compris celui des sacro-saintes agences de notation. Et avec quelles suites ? Alors que le président Obama bat la campagne rurale en pré-campagne électorale, promettant un énième plan de relance, le vice-président Biden démarre aujourd’hui une tournée asiatique de cinq jours, à la rencontre de son homologue Xi Jinping, qui devrait, lui, succéder au président Hu Jintao, et à qui l’Amérique devra donc continuer de rendre des comptes, quel que soit son prochain président. L’insistance américaine sur la réévaluation du yuan sera évidemment au menu des discussions, mais il y a fort à parier que sur la carte du Grand Mandarin celle-ci ne soit pas une spécialité maison. Sa réponse pourrait inclure le Menu des connaisseurs, à savoir que quand bien même cette réévaluation se produirait, celle-ci ne réduirait que substantiellement l’énorme débit de l’oncle Sam. Pour garder ses amis, la maison pourrait ne plus faire crédit. Surtout quand cet ami est un client gourmand et difficilement solvable. Un geste de la Chine n’est cependant pas exclu, ne serait-ce que pour récompenser la récente vassalité des agences de notation états-uniennes à Dagong, comme par exemple le rachat de Mac Donald’s, qui deviendrait Mac Dagongald’s, avec Riceburgers à manger avec des baguettes. Excessif ? Peut-être, mais pas impossible, surtout après l’introduction du club de football anglais Manchester United à la bourse de Singapour: le 51ème état, le Royaume-Uni, et la cité-état d’Asie du Sud-Est essuyant les plâtres pour leurs patrons respectifs, car il faudra bien s’attendre à des délocalisations boursières dans les années, les mois, à venir, de sociétés occidentales endettées jusqu’au cou mais avec un gros cash flow sous les pieds. But tha’ts not all folks. Aujourd’hui chez Piers Morgan sur CNN, l’ancien maire de New York et naguère candidat républicain Giuliani tirait à boulets rouges sur le président américain. « Il a été élu pour améliorer l’économie, il l’a fortement aggravée » accusait-il, entre autres sévères condamnations. Le président doit se dire qu’un malheur ne vient jamais seul puisque ce genre de discours, banal sur la chaîne conservatrice Fox News, était jusqu’ici banni des antennes de Cable News Network, acquise à la cause démocrate. Pour consoler quelque peu Obama, il parait que Spiderman a changé de peau: exit le gars blanc, Peter Parker, le superhéros est devenu un noir latino ! Si avec ça il ne récupère pas les voix des fans de l’homme araignée, c’est à désespérer de l’électorat américain…

August 3, 2011: a truly historic date

The day after the « rescue of the U.S. economy » on the deadline of August 2, with the shaky agreement on raising the debt ceiling by the U.S. Congress, the Chinese agency Dagong degrades the American sovereign debt rating from A + to A. August 5, twist: Standard & Poor’s followed suit. For the first time in its history, the famous agency rates the debt as AA +, causing a summer storm in the financial markets, unexpected turmoil for some, back to reality for others. On August 8, Moody’s imitates her, threatening to degrade in turn the US debt if the debt-to-GDP ratio in the United States exceeds 75% by 2015. Only the outsider Fitch maintains the AAA without conditions, with a worthy view of easing the tension on the markets. But why liying to herself? Will Fitch remain for long in its denial? For it is China that now leads the economic game, at all levels, including the sacrosanct rating agencies. And with what consequences? While Obama swings the rural campaign in his pre-election campaign, promising yet another stimulus package, Vice President Biden starts today a five-day Asian tour, to meet his counterpart Xi Jinping, who, him, should succeed President Hu Jintao, someone America must therefore continue to account, regardless of its next president. The American insistence on the revaluation of the yuan will obviously be up for discussion, but it’s a safe bet that on the map of the Grand Mandarin it is not a house specialty. His response could include the menu of connoisseurs, that even if this revaluation occur, it will only reduce substantially the enormous flow of Uncle Sam’s debt. To keep his friends, the house could no longer extend credit. Especially when that friend is a greedy and hardly solvable client. A gesture from China is not excluded, even if only to reward the recent vassalage of U.S. rating agencies to Dagong, such as the purchase of McDonald’s, which would become McDagongald ‘s, with Riceburgers dining with chopsticks. Excessive? Perhaps, but not impossible, especially after the introduction of the English football club Manchester United to the Singapore Stock Exchange: the 51st state, the United Kingdom, and the city-state of South-East Asia wiping plaster for their respective bosses, because we will have to expect  in the years, the months, ahead the stock market relocation of Western companies leveraged to the neck but with a big cash flow under the feet. But tha’ts not all folks. Today on CNN’s Piers Morgan show, former New York Mayor and once republican candidate Giuliani drew a bitter attack on the U.S. president. « He was elected to straighten out the economy – he’s made it much worse » he accused, among other harsh condemnations. The president should say to himself that misfortune never comes alone, since this type of discourse, ordinary on Fox News, the conservative channel, was previously banned of the antennas of Cable News Network,  supporting the Democrat cause. To comfort somehow Obama, it seems that Spiderman has changed its skin: exit the white guy Peter Parker, the superhero has become a black-Latino! If with that he does not recover the voices of the fans of the spider man, it is to despair of the American electorate…

2011年8月3日:一个真正的历史性的日子

截止日期8月2日,美国国会提高国债限额的摇摇欲坠的协议,“美国经济救市”后的一天,中国的机构大公降低美国的主权债务评级从A + A. 8月5日,扭曲:标准普尔公司纷纷效仿。在其历史上的第一次,著名机构的利率为AA +债务,造成夏季风暴在金融市场,为一些意想不到的风暴,回到现实他人。 8月8日,穆迪模仿她,威胁降低,如果在美国的债务占GDP的比例超过75%,到2015年把美国的债务。只有局外人惠誉维持无条件AAA级,与市场上的紧张关系缓和的一个值得查看。但是,为什么丽英自己吗?惠誉将长期留在其拒绝吗?它是中国现在的经济游戏,在各级,包括神圣不可侵犯的评级机构。用什么样的后果呢?虽然奥巴马在他的前竞选波动农村活动,有前途的又一刺激经济方案,副总统拜登今天开始为期五天的亚洲之旅,以满足他的对手习近平的人,他应该会成功,胡锦涛主席,有人美必须继续帐户,无论下一任总统。美国坚持对人民币升值显然会进行讨论,但它是一个安全的赌注,大普通话的地图上,它是不是房子专业。他的反应可能包括菜单,鉴赏家,即使重估发生,它只会大幅降低山姆大叔的债务的巨大流量。为了保持他的朋友们,房子可能不再提供信贷。尤其是当朋友是一个贪婪的和难以解的客户端。不排除从中国的姿态,即使只是为了奖励美国评级机构最近的附庸,以大公,如购买麦当劳,这将成为McDagongald的用筷子用餐Riceburgers。过分了?也许你是对的,但不是不可能的,尤其是引进的英国足球俱乐部曼彻斯特联队在新加坡证券交易所后,第51个州,英国,和东南亚抹各自的老板石膏的城市国家,因为我们预计在未来几年,几个月,领先西方公司利用颈部股市搬迁,但大的现金流量下的脚。 ,但tha’ts不是所有的乡亲。 CNN的皮尔斯摩根显示,前纽约市市长,一旦共和党候选人朱利安尼今天提请上美国总统的激烈攻击。 “他当选为理顺经济 – 他更糟糕”,以及其他苛刻的谴责,他指责。总统应该对自己说,不幸永远不会孤独,因为普通福克斯新闻台,保守的通道,这种类型的话语,以前禁止有线电视新闻网的天线,支持民主党的事业。为了安慰莫名其妙奥巴马,似乎蜘蛛侠“改变了它的皮肤:退出白人彼得帕克,超级英雄已成为一个黑色的拉丁裔的!如果他不恢复蜘蛛侠球迷的声音,它是美国选民的绝望…

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