Monnaie de singe

Un pour le prix de deux

Le système américain est devenu fou…

Alors que la dette américaine s’alourdit chaque jour un peu plus à bientôt 15 milliards e dollars (http://www.usdebtclock.org/), Barack Obama et son surintendant Geitner craignent quant à eux un défaut de paiement généralisé dans… la zone euro. La meilleure défense est l’attaque, comme on dit. Obama a ainsi déclaré, lundi 26 septembre lors d’un forum organisé par le réseau social LinkedIn (petite pub au passage pour les parasites de la bulle internet), que les Européens « ne se sont pas complètement remis de la crise de 2007, et ne se sont jamais vraiment occupés des difficultés auxquelles leurs banques faisaient face. Cela se conjugue à ce qui se passe en Grèce. Donc ils traversent une crise financière qui fait peur au monde ». La crise de 2007, où est-elle apparue, vous vous souvenez? C’est bien des subprimes américains qu’il s’agit, des milliards d’actifs pourris perdus par les spéculateurs sur le marché immobilier américain. Et si le nombre de homeless n’a cessé de croître, cela n’a pas empêché la maison blanche de renflouer les avoirs des banques, à grands coups de mesures d’État (là ils ne crachent pas dessus les libéraux), mais aussi de nouveaux coups tordus sur les marchés financiers. Ainsi une grande partie des problèmes de l’Europe, Grèce en tête, vient de ses investissements en pure perte chez les escocs de Wall Street, genre Goldman Sachs. Aux Européens d’être moins crédules après tout. Or que nous dit mister Barack? Remboursez-nous ce que nous vous devons! Pas vite gêné le mec! Car dans ce jeu malsain où tout le monde doit à tout le monde, il y a tout de même quelques petites différences.

…et demande l’asile économique

Pendant que les agences de notation (américaines) dégradent la note italienne, la Chine, mais aussi le Japon, deuxième débiteur des USA, s’impatientent. Et dans cette guerre mondiale de velours, les Asiatiques ont tout intérêt à défendre l’euro comme monnaie de réserve. Car que faire de leurs malheureux dollars s’ils ne peuvent même plus les échanger sur le marché des devises? Par ailleurs le risque de faillite, partiel ou généralisé, auquel est exposé la Grèce, n’est pas le scénario catastrophe qu’on a voulu nous vendre. La dette grecque représente à peine 3% de l’ensemble de la dette européenne. Ce n’est pas rien mais ce n’est pas insurmontable. Et ce n’est pas nouveau non plus. Au cours de l’histoire, la faillite des États a été un phénomène récurrent. Dès son indépendance en 1830, la Grèce sera en défaut de paiement chronique, mais réussira de façon tout aussi chronique à rembourser ses dettes. La France a elle aussi connu plusieurs faillites, culminant par celle des assignats lors du chaos révolutionnaire de 1789.  Quant aux États-Unis, le phénomène est loin de leur être inconnu: en 1779, défaut Continental sur sa première émission de monnaie ; en 1862, défaut Greenback durant la guerre civile; en 1934, défaut Liberty Bonds, ces bons émis en 1917 pour financer l’entrée des États-Unis dans la première guerre mondiale; et jusqu’en 1979, lors du défaut lié au premier choc pétrolier. Certes une nouvelle faillite de ce pays aurait des conséquences catastrophiques sur l’économie mondiale, mais cela permettrait aussi de rebattre les cartes et de rendre aux Etats-Unis un rang qui les représenterait mieux aujourd’hui: celui de puissance régionale.  La faillite est donc un scénario désagréable mais pas inenvisageable. S’agissant d’une économie de l’échelle de la Grèce. Mais au fait, où en est la dette américaine à cette heure-ci?

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