Règle d’or européenne : aux calandres grecques, on repasse les plats

Acropolis adieu

La grande nouvelle du Sommet du 30/01, c’est l’adoption de la règle d’or par 25 des 27

La petite histoire, c’est que la Grèce est toujours la tête de Turc

Angela Merkel exigeait l’adoption de sa règle d’or budgétaire comme condition de la solidarité financière de l’Allemagne. Elle l’a eue, à l’exception de la République tchèque, trop pingre, et du Royaume Uni, trop anglais. Cet énième traité doit renforcer la discipline budgétaire des Etats membres. Sans blague…

Que prévoit la règle d’or ?

  • Déficit structurel du PIB: 0,5% max.
  • Déficits publics annuels du PIB: 3% max.
  • En cas d’excès de vitesse, amende: 0,1% du PIB du pays chauffard. Die kommissarin Merkel charge la Cour de justice européenne d’être son inspecteur Derrick.

Un texte dans le texte

Alors soyons sérieux ein minute, frau Angela: la règle d’or reprend et amplifie les fameux critères de convergence (dits « critères de Maastricht »):

  • Taux de change: toute dévaluation est exclue. D’où l’essentiel des problèmes de la Grèce.
  • Taux d’intérêt à long terme: ils doivent être inférieurs de 2 % de ceux des trois Etats ayant les meilleurs résultats en matière de stabilité des prix.
  • Stabilité des prix: le taux d’inflation de chaque Etat ne doit pas dépasser de plus de 1,5 point celui des trois Etats ayant les meilleurs résultats en matière de stabilité des prix.
  • Situation des finances publiques: déficit public annuel inférieur à 3 % du PIB, dette publique inférieure à 60 % du PIB.

Ce dernier point a depuis longtemps été explosé par la plupart des pays de l’U.E. On pourrait faire l’historique, accuser les uns, blâmer les autres. Ce qui compte c’est qu’à l’heure actuelle, seules la Finlande et la Lituanie respectent la totalité des critères de convergence. Même pas trois Etats donc ! Et ces deux-ci sont voisins de la Russie, au taux de croissance tout de même un peu meilleur que l’Europe de l’Ouest… Le ministre finlandais des Affaires étrangères, Erkki Tuomioja, a d’ailleurs jugé cette nouvelle règle d’or « inutile et nuisible ». Il aurait pu ajouter « inopportune, injuste, infondée, improvisée », comme dirait l’autre. La Commission quant à elle avance, comme on pouvait s’y attendre, que cette règle était déjà presque entièrement couverte par la législation européenne. On attend encore l’avis de la Cour de justice.

Et la meilleure actrice de la tragédie européenne est…

Nominée récurrente aux European Razzie Awards, la special guest star du sommet était, trac, suspense, roulement de tambour… la Grèce. La situation budgétaire du pays reste insolvable et Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances allemand, voulait placer son gouvernement sous la tutelle d’un commissaire européen disposant d’un droit de veto. Encore un peu et il envoyait un Oberfeldkommandant à Athènes. Proposition évidemment refusée par les Grecs, et rejetée du bout des lèvres par le président français. En attendant, la Grèce continue de mendier les milliards de dernière minute pour éviter un défaut de paiement, tandis que son peuple trime de plus belle. A en croire la journaliste Alexia Kefalas, les Grecs sont acculés au suicide ou à l’exil. Un peu comme Sarkozy. Il a pas un grand-père grec, celui-là ?

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