Archives de Catégorie: Humeur

Un an de route

Wifi included

Chers tous, chères toutes, lecteurs permanents, fréquents, occasionnels, MERCI de me lire et de contribuer à la cause du communautarisme rom. Après un an de jambons et aloyaux services, je pose ma caravane pour profiter du printemps et de la pluie.

Une année que je me démène sur les autoroutes de l’information et les chemins buissonniers du net… Je pose mes valises, mon cheval et ma poule pour reclouer mes semelles et recercler mes roues. Histoire de repartir d’un bon pied. Sous quelle formule ? On verra. Mensuelle sans doute, annuelle peut-être, aléatoire sûrement. Le monde et ses folies me saoulent plus que la piquette moldave, le blogging et ses contraintes me gavent pire que le goulasch bohème. Une sieste s’impose. De temps en temps je gazouille un #twit histoire de me faire entendre. Qui m’aime me lise. Depuis mon dernier article du treize mars, Galouzeau de Villepin a été grossièrement exclu de la course à l’échalote, les dix prétendants m’ont bien fait rire à tour de rôle, mention spéciale pour Philippe Poutou, car ce mec a raté sa vocation d’humoriste chez Ruquier, ils ne sont donc plus que deux, et comme chez les gitans d’Ecosse à la Highlander, il ne peut en rester qu’un. Hollande d’après les mathématiques, mais avec le roué retors Nicolas, on n’est pas à l’abri d’une surprise. Je persiste et signe, s’il gagne c’est pas plus mal, ça veut dire plus d’UMP en 2017, car ce keum ne se contente pas de ridiculiser la politique, il anéantit son propre camp. C’est pas bon pour la démocratie, mais le sarkozysme non plus. Si au final il y a une différence en faveur du Magyar et qu’elle est de l’ordre du demi pour cent, le PS pourrait regretter de ne pas avoir donné ses signatures à Villepin. Mais non, rien-zéro comme dit l’autre. Chacun ses problèmes. Pour l’heure on accuse déjà Hollande a priori d’être assuré d’être élu avec moultes voix lepénistes. Qu’ils se débrouillent tous avec ce qu’ils ont créé, les mitterrandiens avec le FN, Juppé avec l’UMP.

Sur ce latcho drom, drum bun, bonne route, et à un de ces jours.

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Journée de la femme : encore une nuit blanche

Deux moitiés font un tout

Le 8 mars on célèbre la journée internationale des droits des femmes, pour l’égalité des droits, de meilleures conditions de travail et le droit de vote là où il n’existe pas. Une invention communiste, une récupération libérale.

 

Sur ma roulotte, parfois j’aimerais avoir mes deux gitanes avec moi. Une gitane maïs au bout des doigts, une Gitane aux yeux bruns entre mes bras.

Le repos de la guerrière

Cette journée de la femme trouverait son origine le 8 mars 1857, lors d’une manifestation de couturières new-yorkaises. La manif est apocryphe, elle n’a eu lieu que dans l’imagination d’un rédacteur de L’Humanité, qui la relatait en 1955. En fait, 1857 est l’année de naissance de Clara Zetkin , députée du Kommunistische Partei Deutschlands de 1920 à 1933. Quant au 8 mars, c’est le jour que Lénine choisit en 1921 pour décréter la journée des femmes. Ca devait être la Sainte Matriochka dans le calendrier orthodoxe. Relayée par le PCF, par la CGT puis par le MLF, la date a fini par faire l’unanimité. Signe de son indéniable succès, et donc du statut déplorable des femmes sur l’essentiel de la planète, elle fut officialisée par les Nations Unies en 1977. Puis, le commerce aidant, c’est devenu une sorte de Saint Valentin pour retardataires, histoire de faire vivre fleuristes, cafetiers et restaurateurs.

N’empêche, drôle d’idée. Cela voudrait dire que le reste de l’année la femme doit être baisable et corvéable sans trop la ramener ? J’ai quelques amis, gitans et gadjés, que ça arrangerait bien. Mais voyons comment on nous sert la chose sur le journal des temps modernes. Tapez «femme», pas à la maison mais dans votre moteur de recherche préféré : à tous les coups vous tomberez sur des mannequins, des bimbos, des lolitas, des femmes objets. Comme le marketing s’adapte, tapez homme et vous aurez l’équivalent pour ces dames. On se dit que l’humanité vaut mieux que ça. A quoi ça rime une journée de la femme ? Et une journée de l’homme, instituée, sans blague, le 19 novembre depuis 1999 ? Mais oui, il y a aussi des hommes battus. On dirait que le monde est tombé sur sa tête. Au lieu de faire de tous les jours, de toute la vie, une fête pour toutes et tous, les communistes relayés par les libéraux nous imposent leurs dates de catéchisme matérialiste, garde à vous, repos. Qu’en dit la première femme qui est jusqu’ici le troisième homme de l’élection présidentielle? IVG de confort et halal light pauvre en calories, tout est bon pourvu que ça serve à Marine Le Pen. Et ça marche plutôt bien. France 2, encore elle, ne s’y est pas trompée, qui l’a invitée dès potron minet aux Quatre Vérités. Au moins le 8 mars aura fait une heureuse.

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Survivre avec les loups : le remake de France 2

Mea culpa, Madame 2 France

Un journaliste braconnant le loup sur internet et pris sur le fait par un Canard enchaîné, ça mérite d’être cancané. Surtout qu’on parle pas mal de viande ces temps-ci.

Awououou… awouou… Des loups j’en croise du haut de ma roulotte : du gentil loulou au big bad wolf, en passant par le prédateur enragé. Rien de commun avec son équivalent humain toutefois: un caillou sur la gueule l’envoie hurler ailleurs.

Le loup et le Canard, fable de Jean de la Toile

Le Journal satirique paraissant le mercredi nous apprend dans son n° 4767, par la plume de Christophe Nobili («Loup y es-tu, sur France 2», page 4), que dans son 20 heures du 25 février, Marie Drucker a diffusé un reportage bidonné, sur le loup transi par le froid, par un osso buco alléché, soudain sorti du bois, filmé par le smartphone perché. Pas une erreur de montage : du vrai bidon. Ainsi donc Renaud Bernard, correspondant  en Italie, en mal d’inspiration, est parti entre chien et loup du côté des Abruzzes à la recherche du lupo. L’a-t-il croisé? C’est ce qu’il feint. D’abord un Ysengrin efflanqué dans un village de montagne, puis deux canidés affamés dans la lande. Deux récupérations grotesques. Les deux vidéos viennent de Youtube, la première a été postée le 7 février 2011, la seconde le 29 décembre 2010. Et le «journaliste» nous présente ça comme étant son boulot. La pauvre Marie Drucker n’y a vu que du feu.

Chassez le naturel, il revient en meute

Un faux précédent impliquant le chasseur à quatre pattes avait fait beaucoup de bruit sur internet en 2008. C’était d’une autre ampleur. Survivre avec les loups, le récit «autobiographique» de Misha Defonseca, best seller adapté au cinéma par Véra Belmont, racontant l’histoire d’une petite fille pendant la Seconde Guerre mondiale adoptée par des loups, dans un remix de Mowgli et d’Anne Frank, s’est révélé être une histoire inventée comme l’a reconnu son auteur. Bonne pioche quand même: 200.000 exemplaires du livre ont été vendus dans sa version française.  A l’heure d’internet, plus de temps à perdre à écrire des bouquins. On va directement à la source des vidéos en ligne. Evidemment les internautes s’en rendent compte assez vite et peut-être que Renaud Bernard a voulu jouer avec le feu, quitte à se brûler le museau. Le plus étonnant dans cette histoire est qu’elle est éventée par Le Canard enchaîné, journal qui refuse mordicus d’apparaître sur le net autrement que par un site vitrine avec sa une hebdomadaire. Histoire d’aller acheter le journal chez le libraire du coin coin. Il faudra bien que tôt ou tard il revoie sa formule, d’autant qu’il parle d’autres sujets ô combien intéressants, comme le titre Erik Emptaz: «La campagne régresse au stade halal !». Sarko était mardi sur France 2 justement, pour sans doute une de ses dernières apparitions comme président. Tel un wolfie sorti de Tex Avery, le bling prèz a fait son mea culpa, sans paraître crédible. Il ne va pas être raté par le prochain Canard. Le loup lui il s’en fout. Halal, kasher ou ordinaire, il ne fait pas le difficile avec la viande.

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Bye bye Bayonne : Rien n’est bon dans l’sarkochon

"Jeunes de Benghazi! Jeunes de Libye! Jeunes Arabes!"

Parti à Bayonne se prendre un jambon halal, Sarko tente sa remontée au tour de France par une rouste au col des Pyrénées.

Tsiro bango… Temps tordu… Je voulais rester dans ma roulotte jusqu’à la fin de l’hiver mais ce crevard de Sarkozy m’en a tiré.

Sarkorrida

Arrivé le premier mars à Bayonne à l’allure du canasson pour me réchauffer dans le Sud Ouest, j’avais commencé à pioncer quand je suis soudain réveillé par une clameur diffuse: «Ououh! Ououh!», «Casse-toi!», «Pauv’con!», «Ououh! Ouououh !»… Je sors, je vois une foule compacte de jeunes qui se marrent, et au fond de la rue Del-Toro-Vasco, un groupe d’officiels nerveux entourant un gnome surexcité qui agite les mains en l’air. Entre les deux, un triple cordon de CRS qui affronte des bulletins de vote envoyés des toits. Fallait bien ça pour éviter la course à la vachette. Eh oui, à force d’entendre le mot campagne, Sarko a voulu y aller. Avec l’idée enfantine de s’offrir un salon de l’agriculture en vrai pour lui tout seul, chez ces braves péquenots censés voter pour lui quoi qu’il arrive. Tâter la vache à la Chirac sur les terres de Bayrou pour racoler le vote d’extrême centre qui fera la différence au deuxième tour, voilà l’idée. Quel mec… Personne ne lui a dit, dans sa bassecour payée à pondre des déclarations à la con, que les paysans ça a aussi des enfants, et que depuis le temps de Balladur, ils ont 18 ans? Lui, confiant, insouciant, napoléontroisièmesque, il arrive en Renault Tanger. Et soudain c’est le drame. Dès qu’il débarque, il découvre qu’il y a une France hors de l’Elysée. «Nicolas président!», dit un vieux monsieur. «Nicolas kampora!» («dégage», en basque), disent dix jeunes filles. Mal barrée, la France forte. La gargouille s’enfonce alors dans les ruelles médiévales croyant serrer des mains présélectionnées, et il se retrouve cerné par la foule de chômeurs surdiplômés d’une vie, d’indépendantistes basques d’un jour et de militants socialistes d’une heure. Fait comme un rat. On dirait Kadhafi. Grâce au savoir-faire de Michèle Alliot-madsmile-Marie, le candidat UMP se réfugie in extremis dans un bar PMU. Il était temps, il pleut des œufs. Le voici donc au bar des Tuileries. Enfin pas encore: le bar du Palais. Les vidéos parlent d’elles-mêmes. Sur celle-ci il y a le joyeux drum’n’bass Крылья («Les ailes») de Небо Жители («Les gens du ciel»). Voilà Sarko réfugié politique, dans une taverne qui n’en demandait pas tant. A qui la faute? A l’épuration. Liquéfié au bar. Un grand numéro d’autodestruction incontrôlée. L’oscar du meilleur drôle. Il va essayer de rebondir évidemment! De se poser comme toujours en victime. Quelques-uns vont y croire, mais comparé au nombre des déçus et à celui des rienàfoutristes, c’est peine perdue. Exfiltré par les casques bleus et les bérets verts, il s’exile à Bruxelles comme Victor Hugo: on y adopte la règle d’or par la volonté de Merkel, on y annule le sommet zone euro par la volonté de Merkel. Bientôt Sedan: tout ça va s’écrouler quand banques et commis d’office n’auront plus d’autre solution que de se barrer. Oui, la mode est au jogging. Encore un héritage sous-estimé du sarkozisme, cette bénédiction pour les boutiques de sport.

Droite cassoulet-gauche caviar, même gestion, même indigestion

Sarko s’est planqué dans un café comme un vulgaire sans-papiers, après que le couple médiatoc Montebar-Pulvourg se soit fait courser dans Paris par 15 militants FN selon la gauchosphère, plutôt des hooligans remontés par le prix de la bière. Et cette ambiance va encore durer deux mois. Finalement il aura été utile à tout sauf à son camp, mister Bling Bling. En fait c’est un gauchiste malgré lui. Il a fait monter le Front de droite, le Front de gauche, les autonomes, les clandestins et surtout Rond-de-flan Hollande qui lui devra son élection inespérée. Qu’est-ce que ça va être, Flamby essayant de se justifier face à des milliers de syndicalistes C.G.T. encouragés par both Monsieur Mélenchon et Madame Le Pen? Quel bordel ça va être… Evidemment il le sait Hollande, alors il anticipe: à Gandrange il le leur a dit aux camarades, il ne fait pas de promesses. Il pourra toujours le rappeler le moment des fermetures venu. Mais est-ce que ses nouveaux potes ouvriers avalent les subtilités politicardes? Doutons-en.

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Cloclo Guéant hué : « Voile sur le FN, barques sur la Seine »

L'Ouroboros, tel qu'illustré du temps de Montaigne

Avec sa harangue civilisationnelle, Claude Guéant était censé ramener des électeurs du FN vers l’UMP. Il a surtout fait le jeu du PS. Le serpent se mord la queue.

La phrase de Claude Guéant sur toutes les civi­li­sa­tions qui ne se valent pas n’en finit pas de faire parler d’elle. Ame damnée de Sarko, Guéant s’était déjà rendu célèbre par quelques déclarations dignes du FN et par sa cir­cu­laire qui dur­cit les condi­tions d’accès à l’emploi pour les étudiants étran­gers. C’est pourtant bien Michel Rocard qui disait, en 1990, que « La France ne peut accueillir toute la misère du monde. » En complétant il est vrai très civilisationnellement: « mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part. » Ainsi Guéant a aujourd’hui sa part de calvaire.

Parfum de printemps arabe en Seine Saint Denis

Harlem Désir a d’emblée réagi sur Twitter: « La pro­vo­ca­tion pitoyable d’un ministre réduit à rabat­teur de voix FN ». Réponse sur Twitter de Louis de Raguenel, chargé de la veille inter­net au minis­tère de l’Intérieur : « Il s’agissait de condam­ner celles qui ne res­pectent pas la liberté de conscience, d’expression et l’égalité hommes/femmes ». SOS Racisme embraie: « M. Guéant ne manque pas d’air, lui dont la poli­tique et les dis­cours sont aux anti­podes des valeurs d’égalité et de fraternité ». Le président du Conseil Français du Culte Musulman, Mohammed Moussaoui, envoie pour sa part une lettre à Claude Guéant pour savoir s’il visait les musulmans dans ses déclarations. Mardi, Guéant répond sur Canal+: « Ce n’est pas une civilisation en particulier » qui était visée, mais « nous avons en France des valeurs, nous y tenons et pour nous, tout ne se vaut pas », tout en mettant les pieds dans le plat: « Je lui réponds que pour moi, ce qui est en cause, c’est la religion musulmane ». M’hamed Henniche, le porte parole de l’Union des Associations Musulmanes de Seine Saint Denis,  réagit à son tour: « Le CFCM dépend du Ministère de l’Intérieur et toutes les actions qu’il a menées jusque là sont des réalisations faites par le Ministère de l’intérieur. Le CFCM n’est qu’une marionnette ! ». Dépassé par la stratégie hasardeuse de Sarko, la queue entre les jambes, Guéant répond finalement par lettre au CFCM: « Mon propos de bon sens et d’évidence ne visait aucune culture en particulier, ni nos concitoyens de confession musulmane qui respectent et adhèrent pleinement aux valeurs de la République, et dont la République respecte et protège les croyances. (…) Je ne doute pas que les membres du CFCM partagent ces mêmes valeurs et la nécessité de dénoncer, sans ambiguïté, les systèmes et pratiques contraires à nos principes fondamentaux, qui permettent à chacun et chacune d’entre nous de s’exprimer et de vivre dans la liberté, l’égalité et la fraternité. » Amen.

« La civilisation nazie », ou Heidegger en créole

Encore sonné par la « polémique ridicule », le pénitent Guéant affrontait hier les questions des députés à l’Assemblée. Coup de théâtre antillais: l’Obama de circonstance profite du hourvari sarrazin et entre en dernière cène. Président du conseil régional de Martinique (arrivé express par avion non gréviste), président du Parti Progressiste Martiniquais (fondé par Aimé Césaire), député apparenté PS (du coup Hollande ne se mouille pas trop), féru de littérature (il cite Montaigne), issu d’une « terre de souffrance » (de « sous-France », ça va, on a compris), Serge Letchimy s’emporte: « Vous nous ramenez, jour après jour, à des idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration au bout du long chapelet esclavagiste et colonial. Le régime nazi, si soucieux de purification, était-ce une civilisation ? La barbarie de l’esclavage et de la colonisation, était-ce une mission civilisatrice ? » Réaction de l’UMP: capitulation sans conditions. Le premier ministre se lève et part, suivi du gouvernement, puis de tous les députés de la majorité, chacun portant sa part du fardeau de l’impardonnable homme blanc, coupable permanent de tous les maux. Du jamais vu. Nouvelles demandes d’excuses, émanant de Fillon cette fois, que Letchimy rejette. Il demande au contraire au ministre de l’Intérieur de s’excuser en premier. S’en suit un marivaudage très civilisé: Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, veut faire réprimander Letchimy mais Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS, intervient: « Sanctionner l’héritier moral d’Aimé Césaire, descendant direct d’esclaves, ne ferait qu’envenimer les choses ». Il y a des coups de fouet qui se perdent, et la couleur du maître a changé, pauvre valet ! Cornard Aboyer, pardon, Bernard Accoyer, va donc tenter une médiation entre Le-d’mi-Chti, pardon, Letchimy, et Filons-Gayment, pardon, Fillon-Guéant. Ca devient tragi-comique. Mais la gaffe est faite, et voici l’UMP piégé par sa rhétorique. Sarko persiste pourtant et joue le tout pour le tout. Jusqu’à sa prochaine volte face… Il ne s’agirait pas de s’aliéner tout le vote black-blanc-beur. D’où le « dialogue de civilisation » entre UMP et CFCM, l’islam acceptable. Or à force de tirer des deux côtés de la corde, elle est déjà bien effilochée. Je prévoyais dans mon article de lundi qu’on ne tarderait pas à parler de nazisme dans cette campagne. Voilà qui est fait.

Voir l’UMPS piégé par ses propres hypocrisies vaut les meilleurs navets. Intouchables, vraiment. L’étape suivante consistera à se poser comme le plus démocrate des deux. Jusqu’à ce que Guéant tombe le masque: car enfin, à force de se contredire, quelle est d’après lui la civilisation qui ne vaut pas les autres, finalement ? Mais celle des souchiens, bien entendu ! Ceux qui sont assez cons pour voter Sarko, pour se faire cracher dessus ensuite. Après les élections.

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