Archives de Catégorie: Société

Un an de route

Wifi included

Chers tous, chères toutes, lecteurs permanents, fréquents, occasionnels, MERCI de me lire et de contribuer à la cause du communautarisme rom. Après un an de jambons et aloyaux services, je pose ma caravane pour profiter du printemps et de la pluie.

Une année que je me démène sur les autoroutes de l’information et les chemins buissonniers du net… Je pose mes valises, mon cheval et ma poule pour reclouer mes semelles et recercler mes roues. Histoire de repartir d’un bon pied. Sous quelle formule ? On verra. Mensuelle sans doute, annuelle peut-être, aléatoire sûrement. Le monde et ses folies me saoulent plus que la piquette moldave, le blogging et ses contraintes me gavent pire que le goulasch bohème. Une sieste s’impose. De temps en temps je gazouille un #twit histoire de me faire entendre. Qui m’aime me lise. Depuis mon dernier article du treize mars, Galouzeau de Villepin a été grossièrement exclu de la course à l’échalote, les dix prétendants m’ont bien fait rire à tour de rôle, mention spéciale pour Philippe Poutou, car ce mec a raté sa vocation d’humoriste chez Ruquier, ils ne sont donc plus que deux, et comme chez les gitans d’Ecosse à la Highlander, il ne peut en rester qu’un. Hollande d’après les mathématiques, mais avec le roué retors Nicolas, on n’est pas à l’abri d’une surprise. Je persiste et signe, s’il gagne c’est pas plus mal, ça veut dire plus d’UMP en 2017, car ce keum ne se contente pas de ridiculiser la politique, il anéantit son propre camp. C’est pas bon pour la démocratie, mais le sarkozysme non plus. Si au final il y a une différence en faveur du Magyar et qu’elle est de l’ordre du demi pour cent, le PS pourrait regretter de ne pas avoir donné ses signatures à Villepin. Mais non, rien-zéro comme dit l’autre. Chacun ses problèmes. Pour l’heure on accuse déjà Hollande a priori d’être assuré d’être élu avec moultes voix lepénistes. Qu’ils se débrouillent tous avec ce qu’ils ont créé, les mitterrandiens avec le FN, Juppé avec l’UMP.

Sur ce latcho drom, drum bun, bonne route, et à un de ces jours.

Poster un commentaire

Classé dans Accueil, Action, Actualité, Actualités, articles, Culture, Divers, Economie, Europe, France, Humeur, Internet, Littérature, Medias, News, People, Politique, Scoop, Société, Web

Bye bye Bayonne : Rien n’est bon dans l’sarkochon

"Jeunes de Benghazi! Jeunes de Libye! Jeunes Arabes!"

Parti à Bayonne se prendre un jambon halal, Sarko tente sa remontée au tour de France par une rouste au col des Pyrénées.

Tsiro bango… Temps tordu… Je voulais rester dans ma roulotte jusqu’à la fin de l’hiver mais ce crevard de Sarkozy m’en a tiré.

Sarkorrida

Arrivé le premier mars à Bayonne à l’allure du canasson pour me réchauffer dans le Sud Ouest, j’avais commencé à pioncer quand je suis soudain réveillé par une clameur diffuse: «Ououh! Ououh!», «Casse-toi!», «Pauv’con!», «Ououh! Ouououh !»… Je sors, je vois une foule compacte de jeunes qui se marrent, et au fond de la rue Del-Toro-Vasco, un groupe d’officiels nerveux entourant un gnome surexcité qui agite les mains en l’air. Entre les deux, un triple cordon de CRS qui affronte des bulletins de vote envoyés des toits. Fallait bien ça pour éviter la course à la vachette. Eh oui, à force d’entendre le mot campagne, Sarko a voulu y aller. Avec l’idée enfantine de s’offrir un salon de l’agriculture en vrai pour lui tout seul, chez ces braves péquenots censés voter pour lui quoi qu’il arrive. Tâter la vache à la Chirac sur les terres de Bayrou pour racoler le vote d’extrême centre qui fera la différence au deuxième tour, voilà l’idée. Quel mec… Personne ne lui a dit, dans sa bassecour payée à pondre des déclarations à la con, que les paysans ça a aussi des enfants, et que depuis le temps de Balladur, ils ont 18 ans? Lui, confiant, insouciant, napoléontroisièmesque, il arrive en Renault Tanger. Et soudain c’est le drame. Dès qu’il débarque, il découvre qu’il y a une France hors de l’Elysée. «Nicolas président!», dit un vieux monsieur. «Nicolas kampora!» («dégage», en basque), disent dix jeunes filles. Mal barrée, la France forte. La gargouille s’enfonce alors dans les ruelles médiévales croyant serrer des mains présélectionnées, et il se retrouve cerné par la foule de chômeurs surdiplômés d’une vie, d’indépendantistes basques d’un jour et de militants socialistes d’une heure. Fait comme un rat. On dirait Kadhafi. Grâce au savoir-faire de Michèle Alliot-madsmile-Marie, le candidat UMP se réfugie in extremis dans un bar PMU. Il était temps, il pleut des œufs. Le voici donc au bar des Tuileries. Enfin pas encore: le bar du Palais. Les vidéos parlent d’elles-mêmes. Sur celle-ci il y a le joyeux drum’n’bass Крылья («Les ailes») de Небо Жители («Les gens du ciel»). Voilà Sarko réfugié politique, dans une taverne qui n’en demandait pas tant. A qui la faute? A l’épuration. Liquéfié au bar. Un grand numéro d’autodestruction incontrôlée. L’oscar du meilleur drôle. Il va essayer de rebondir évidemment! De se poser comme toujours en victime. Quelques-uns vont y croire, mais comparé au nombre des déçus et à celui des rienàfoutristes, c’est peine perdue. Exfiltré par les casques bleus et les bérets verts, il s’exile à Bruxelles comme Victor Hugo: on y adopte la règle d’or par la volonté de Merkel, on y annule le sommet zone euro par la volonté de Merkel. Bientôt Sedan: tout ça va s’écrouler quand banques et commis d’office n’auront plus d’autre solution que de se barrer. Oui, la mode est au jogging. Encore un héritage sous-estimé du sarkozisme, cette bénédiction pour les boutiques de sport.

Droite cassoulet-gauche caviar, même gestion, même indigestion

Sarko s’est planqué dans un café comme un vulgaire sans-papiers, après que le couple médiatoc Montebar-Pulvourg se soit fait courser dans Paris par 15 militants FN selon la gauchosphère, plutôt des hooligans remontés par le prix de la bière. Et cette ambiance va encore durer deux mois. Finalement il aura été utile à tout sauf à son camp, mister Bling Bling. En fait c’est un gauchiste malgré lui. Il a fait monter le Front de droite, le Front de gauche, les autonomes, les clandestins et surtout Rond-de-flan Hollande qui lui devra son élection inespérée. Qu’est-ce que ça va être, Flamby essayant de se justifier face à des milliers de syndicalistes C.G.T. encouragés par both Monsieur Mélenchon et Madame Le Pen? Quel bordel ça va être… Evidemment il le sait Hollande, alors il anticipe: à Gandrange il le leur a dit aux camarades, il ne fait pas de promesses. Il pourra toujours le rappeler le moment des fermetures venu. Mais est-ce que ses nouveaux potes ouvriers avalent les subtilités politicardes? Doutons-en.

Poster un commentaire

Classé dans Accueil, Action, Actualité, Actualités, articles, Divers, Economie, Europe, France, Humeur, News, Politique, Société

Mini-Juppé : les plaisanteries les plus courtes ne sont pas celles du…

..."meilleur d'entre nous"

 -« Sarko… »

-« Vous voulez dire Monsieur Sarkozy? »

-« Pardon? »

-« Monsieur Sakozy? »

-« Ah! vous l’avez dit! »

Et soudain le visage d’Alain Juppé s’éclaira, comme aux trop rares occasions de ses cuites au Bordeaux.

Flamby a cité le nom du pas-encore-candidat président! Il se voit déjà élu! Quelle arrogance! Quelle suffisance! Quel déni de démocratie!

Alain Juppé, président de l’amicale des têtes à claques

En mission impassible hier soir sur France 2, le ministre des affaires étrangères devait rapporter du gibier à son maître. Aujourd’hui il est content Sarko. Il est au plus bas dans les sondages mais il est content. Juppé l’a fait citer par son adversaire un peu niais qui s’était juré de ne pas le nommer avant qu’il ne se déclare (le Sarko, tout le monde suit). Pauvre Juppé: éternel Poulidor de la droite présidentielle. En 1995, premier Premier ministre de Jacquot, Chirac avait tiré sur la corde bordelaise au point de frôler qu’elle se casse: le « plan Juppé » prévoyait déjà l’allongement des cotisations de retraite et une réforme des droits de santé. Résultat: impopularité record et mouvement de grèves sans précédent qui fait plier Jup’ en décembre. Comme si ça ne suffisait pas, il est accusé en 1998 dans l’affaire des emplois fictifs, en tant que maire adjoint de Paris de 1983 à 1995. Et condamné (quatorze mois de prison avec sursis plus un an d’inéligibilité) à la place du patron… En bon maso, il fonde l’U.M.P. en 2002 pour servir à la réélection de Chichi, sans se douter que ce parti servira surtout les intérêts de Sarko. Soit: après sa traversée du désert canadienne, notre glaçon bordelais remet ça en 2007 en prêtant allégeance au nouveau chef. Neutralisé ministre du superministère de… l’écologie, Alain se prend une nouvelle baffe (à force, les électeurs ont compris qu’il aime ça) dans son propre fief, par une tâcheronne socialiste fille à papa, Michèle Delaunay. Toujours fusible, Jup’ saute. Ambitionnant un destin à sa taille quelque part entre 2017 et 2122, en 2010 Jup’ revient vers son maître. La gueule haute et les oreilles dressées cette fois. Ce sera ministre régalien ou rien. Galop d’essai sado à la défense. Stage concluant et remplacement du savoir faire de Michèle Alliot-Marie. « Oké Alain, ch’sais qu’t’es bosseur, va pour les affaires étrangères, et si en plus tu fais oublier Villepin, i s’pourrait bien que tu m’succèdes à moi-même… ». Jup’ se voit déjà candidat à la candidature aux primaires UMP. Encore raté, les primaires c’est en face. En attendant il accroche le trophée de Kadhafi à son tableau de chasse. Un peu facile de tirer le vieux lion gâteux dans les égouts bombardés, mais il s’acquitte de sa tâche néo-coloniale avec zèle et humanisme, c’est tout ce qu’on lui demandait. Quelque grognements sur la Syrie, quelques marches funèbres pour des tombés pour la France, Jup’ bosse et fait de son mieux pour complaire au boss. Sarko lance alors un os à ronger à Jup’: « Mon bon Alain, chuis pas en forme, et puis ch’ai un plan com’ que ch’prépare depuis le 7 mai 2007. Ce soir y a Hollande sur France 2, lui il est en forme et il veut pas m’nommer. Comme c’est un rigolo tu vas l’ridiculiser en lui faisant dire mon nom ». « Wouf mon salaud d’maître ». Mission accomplie donc.

Et à part ça, qu’est-ce qu’on retiendra de cette confrontation digne de l’UMPS? Pas grand chose et tout le monde le sait. Juppé a essayé de coincer Holande sur le programme PS sans révéler celui de l’UMP. A tous les coups c’est austérité gagnante. Ca convient bien à l’austère Jup’, un peu moins au sémillant Hol’ qui promet retraite à 60 ans, profs heureux, immigrés régularisés, toit pour tous, dette et croissance simultanées, du pain et des roses… Pas crédible une seconde mais au fond l’électeur s’en fout. Ce qu’il veut dans sa majorité c’est virer l’innommable. Je l’ai déjà dit, la grande chance de Flamby c’est que n’importe qui pourrait battre Sarko. Alors pourquoi pas n’importe qui. Au bout du compte, la dernière carte restant au président sera d’essayer de rééditer le coup du 21 avril 2002. Mais attention: j’ai dit « n’importe qui pourrait battre Sarko ».

Poster un commentaire

Classé dans Accueil, Actualité, Actualités, articles, France, Mieux vaut en rire!, News, Politique, Scoop, Société

Mega-outlaw-d

Le con, la pute et le truand

En fermant Megaupload, la justice américaine a décidé de ne pas attendre l’adoption des lois anti-piratage, mises en mode veille après le blackout du 18 janvier.

La justice américaine a fermé jeudi 18 sites internet dont Megaupload, un des plus grands sites de téléchargement de fichiers au monde, et d’autres sites du groupe. Megaupload était une plateforme d’hébergement de fichiers, permettant aux utilisateurs d’héberger des fichiers sur leurs serveurs et de les échanger. Ayant son siège social à Hong Kong, le FBI pouvait-il ordonner la fermeture du site hors de son territoire ? C’est une cause de litige possible entre la Chine et les Etats-Unis. La fermeture de Megaupload est un coup de pied dans la fourmilière, mais il existe des dizaines de sites similaires, même si Megaupload était le plus connu avec 150 millions d’abonnés, 50 millions de visiteurs par jour et 4 % du trafic internet mondial. Seuls les sites rassemblant des liens de téléchargement ont fait l’objet de poursuites. Les sites de partage en peer to peer ne sont jusqu’ici pas responsables de la présence de contenus illégaux. Il leur est cependant demandé de supprimer ceux qui leur sont signalés. Megaupload n’a pas respecté cette règle et a favorisé la diffusion de contenus piratés. Sur Megaupload les internautes pouvaient uploader en ligne leur contenu. Ils pouvaient y avoir accès depuis n’importe quel ordinateur et le partager. Le site supprimait les contenus peu téléchargés au bout de 90 jours et rétribuait les internautes qui uploadaient des fichiers très téléchargés. Uploading et downloading de fichiers étaient gratuits jusqu’à 1 Go. Pour effectuer plusieurs téléchargements en parallèle, il fallait souscrire un abonnement payant.

La décision de fermer le site a été prise le 5 janvier, pendant la polémique sur SOPA/PIPA. Selon le FBI, Megaupload aurait causé plus de 500 millions de dollars de pertes aux ayants droit et généré plus de 175 millions de dollars de profits illicites. Le propriétaire du site, Kim Schmitz alias Kim Dotcom, planqué en Nouvelle-Zélande, s’est fait cueillir avec trois de ses associés par la police locale. Deux preuves du flou juridique en la matière : Megaupload, représenté par Emmanuel Gadaix, directeur des opérations du site, a été invité le 11 janvier au Sénat français à participer à un débat  sur internet et la rémunération des créateurs; aux Etats-Unis, en 2011, Megaupload a été soutenu dans une vidéo vantant les avantages du streaming par des « artistes » : P.Diddy, Will.i.am, Kanye West, Chris Brown, etc… Vu leur chiffre d’affaires, le piratage leur fait de la pub. Universal a quand même fini par se fâcher et a fait retirer la vidéo. Megaupload a porté plainte à sont tour, affirmant que cette pub était légale. Toute l’hypocrisie du capitalisme en trois clics : tant que les majors considéraient que Megaupload faisait caisse de résonance pour leurs produits, elles fermaient les yeux. Quand les pertes deviennent trop grandes, le bateau pirate, qui jusque là naviguait tranquille, doit soudain être coulé. Que Megaupload, qui générait des millions de dollars de profits en piratant allègrement l’industrie du show biz, soit la première victime de SOPA, ça n’a rien d’étonnant. Mais pourvu que ça en reste là.

Poster un commentaire

Classé dans Accueil, Actualité, Actualités, articles, Culture, Divers, Economie, France, Internet, Medias, News, Société

PIPA : une loi à scruter sous toutes les coutures

La partie cachée vaut le détour

Je parlais hier des deux lois U.S. SOPA/PIPA, avec la confusion entretenue par les législateurs américains sur Internet Protocol, dans l’intitulé du Protect IP Act.

J’ai eu confirmation de mon intuition dans le New York Times, par un article de Jonathan Weisman, Web Protests Piracy Bills, and Senators Change Course en ligne hier soir et remplacé aujourd’hui par In Fight Over Piracy Bills, New Economy Rises Against Old:

http://www.nytimes.com/2012/01/19/technology/web-protests-piracy-bill-and-2-key-senators-change-course.html

Les deux versions de l’article expliquent le soudain retrait de nombreux soutiens à SOPA/PIPA, le plus notable lâchage étant celui du sénateur Marco Rubio, l’Obama latino, qui a courageusement annoncé sa volte-face sur Facebook. Mais ce qui retient l’attention dans la première version de l’article, et qu’on ne retrouve pas dans la deuxième, c’est sa conclusion qui parle des DNS, les systèmes de noms de domaine. Voici le passage in extenso, j’ai mis en gras les points cruciaux:

« At issue is how the bills deal with “DNS filtering.” Web site addresses are converted by the Internet’s domain name server system from typed words into computer language to bring a user to a specific Web site. The Congressional bills would allow the Justice Department to seek injunctions to prevent domestic Internet service providers from translating the names of suspected pirate sites; the legislation would also require search engines such as Google not to display suspected sites on search results. In effect, the bills would make search engines the enforcers of a law they oppose. Congressional negotiators are looking at radical revisions to the DNS provisions, but lawmakers may decide the resulting legislation is too neutered to pursue, aides from both parties say. »

Traduction: « La question est de savoir comment les projets de lois se comportent avec le « filtrage DNS . » Des adresses de sites Web sont converties par le système serveur de noms de domaine d’Internet à partir de mots tapés dans un langage informatique pour conduire un utilisateur à un site Web spécifique. Les projets de lois du Congrès permettraient au Ministère de la Justice de chercher des injonctions pour empêcher les fournisseurs domestiques de services Internet de traduire les noms des sites pirates présumés; la législation exigerait également des moteurs de recherche tels que Google de ne pas afficher les sites suspectés sur les résultats de recherche. En fait, les projets de loi feraient des moteurs de recherche les exécuteurs d’une loi à laquelle ils s’opposent. Les négociateurs du Congrès recherchent des révisions radicales pour les dispositions sur les DNS, mais les législateurs peuvent décider que la législation qui en résulterait est trop stérile pour poursuivre, selon les assistants des deux parties. »

Le Stop Online Piracy Act et le Protect Intellectual Property Act visent donc bien à contrôler un peu plus internet et, partant, les esprits. Car c’est une chose de traquer les sites spécialisés dans la piraterie, et une toute autre de mettre les moteurs de recherche dans le rôle du délateur. Et de qui ? « Des adresses de sites Web ». C’est-à-dire ? « Des sites pirates présumés ». Mais encore ? La ficelle est plutôt grosse. SOPA/PIPA vont bien au-delà d’Hadopi. Sous couvert de lutte anti-piratage, la législation américaine aurait un oeil sur tout les sites du monde, Google étant présent partout sauf en Chine continentale, officiellement pour raison de censure, justement. Dès lors elle pourrait agir à sa guise, avoir accès aux adresses IP par le contrôle des DNS, bloquer tout ce qui lui déplait. Ce qui voudrait dire la fin de la liberté d’expression sur internet comme l’affirme Wikipedia.  Ce n’est pas seulement le homebanking obligatoire, c’est en plus Robocop à domicile. Fricage et flicage. Elle n’est pas belle à voir, la décadence de l’empire américain…

Poster un commentaire

Classé dans Accueil, Action, Actualité, Actualités, articles, Divers, Economie, Internet, Medias, Politique, Société

WordPress: Lettre ouverte à Matt Mullenweg

Dernier Advertisement

 Sacré WordPress… A l’instant je jette un oeil sur mes articles via mon moteur de recherche préféré, et ô stupeur, que vois-je en ajout ? Une pub pour une banque…

Surmontée du titre « ADVERTISEMENT« , la tronche du lion orange d’ING me nargue de toute sa richesse virtuelle… « Demandez en 3 clics votre ING Lion Account Gratuit« . Animation Flash sans reproduction possible, j’enregistre en 4 clics la tête du suspect sur le site cliquable en question:

Pour la raison de la présence de cette horreur, adressez-vous à WordPress.

Tour et retour sur le blog, nouvelle pub, nouvelle banque: NIBC ta mèrc. Connaissais pas celle-là…

Emmerder aussi.

Je me suis dit que je n’allais pas tripler l’expérience. Des fois que WordPress m’imposerait d’office des actions pourries de Wall Street…

C’est pas tout d’être une plateforme de blogs super cool, ouaiaiais, 3.0, truc de ouf, Content Management System, ça l’fait grave, logiciel libre, comment qu’je kiffe, plugins compatible, trop sérieux,  free, pardon, gratuite, c’est d’la balle, big up monseigneur Matt Mullenweg et tous les programmeurs boutonneux de Redwood, les Automattic qui prétendent que « Code is poetry », le codage est de la poésie, zyva my friend,

<?php

?>,

t’as le point d’interrogation qui rime… Et « Advertisement is shittery », tu y as pensé ? Have you ever thought about it ? Tu me diras que c’est mon problème. Oui certes, je ne suis pas obligé de passer par WordPress, mais que le phénomène se reproduise, alors je mets les voiles, c’est pas les sites de blog qui manquent… Ca m’embêterait quand même, à force on s’habitue, et la plateforme est plutôt bien faite. Tant pis pour toi si je pars, je suppose que je serai pas le seul à la longue. J’ai pas envie de faire de la pub pour ces banques en pêche à la ligne qui prennent l’eau de toutes parts. Ah oui, faut pas que j’oublie, tu me diras peut-être aussi que c’est un virus, un cookie, un bug ou je ne sais quel « will of God » indépendant de ta volonté qui a mis ces deux pubs. Mais c’est ta Barack mon gars ! C’est toi qui as les clés ! Alors si dans mon petit squat perso tu m’imposes tes pubs de merde, c’est simple, t’as qu’à les bouffer.

Il y avait pourtant plein de sujets d’écriture aujourd’hui, les élections présidentielles, l’Europe qui s’étiole, l’euro et sa cote, les romanichels sédentaires, Boko-haram-Banania-halal, vendredi 13, que sais-je encore…

Allez salut WordPress. And without rancune.

1 commentaire

Classé dans Actualité, Culture, Hip Hop, Musique, News, People, Politique, Société, Societe

Saïf ici fissa

Mais non, c'est pas Harlem Désir...

Le fils du Guide se serait libyen vu en chamelier du désert pour touristes décalés. Le CNT en a décidé autrement, et fait lanterner la CPI sur son sort.

« Tirez-moi une balle dans la tête », a-t-il dit à ses ravisseurs. Chez les Kadhafi, on a le sens de la répartie. Et de la suite dans les idées. Mais, depuis qu’il est captif du Conseil National de Transition, le 19 novembre 2011, Glaive-de-la-Soumission, traduction littérale de Saïf al Islam, végète dans une geôle aussi secrète que le lieu d’inhumation de son père.

En cavale depuis le 20 octobre, date de l’exécution de Mouammar Kadhafi,  Saïf al Islam avait proposé de se rendre à la Cour Pénale Internationale de la Haye dès le 26 octobre. La CPI a confirmé avoir eu des « contacts » avec lui, via des intermédiaires. Il fait ainsi transmettre à la CPI un message affirmant son « innocence » vis-à-vis des charges retenues contre lui. Après sa capture, Luis Moreno Ocampo, le procureur de la Cour Pénale Internationale, a bien tenté de s’assurer de la tenue d’un procès équitable. Jusqu’ici la collaboration des nouvelles autorités libyennes se limite au silence radio. En théorie, Saïf al Islam devait être « remis » à la CPI pour crimes contre l’humanité, son procès pouvant se dérouler en Libye sous l’autorité de la Cour. Fin de non recevoir du premier ministre Abdel Rahim Al Kib: la Libye ne remettra pas Saïf à la CPI. Les choses en sont là et le dauphin de son père se morfond dans l’attente d’un procès équitable au pays d’Ubu chez les Berbères. Pour autant, la CPI avait mis en demeure la Libye de lui spécifier, avant le 10 janvier 2012, si, et quand, elle avait l’intention de lui livrer Saïf. « Le 9 janvier, le greffe a reçu une lettre envoyée par les autorités libyennes exprimant leur demande d’un report de la date limite pour soumettre leurs observations en rapport avec l’arrestation de Saïf al Islam Kadhafi », annonce aujourd’hui la CPI. Les autorités libyennes demandent un délai supplémentaire de trois semaines pour remettre à la CPI leurs observations sur son éventuelle remise à la Cour. Dans tous les cas, c’est une fin de parcours sans gloire pour le successeur désigné de Mouammar. Dernier emblème vivant de la Jamahiriya libyenne, le chimérique « Etat des masses » cher à son fantasque père, Saïf l’aura vu mourir sur un poste de télé touareg, puis exposé aux côtés de son frère Mouatassem, mort également, comme avant lui Khamis et Saïf al Arab. Côté survivants, l’essentiel de la famille est réfugié en Algérie: la mère Safia Farkash, la soeur Aïsha, le frère Hannibal et le demi-frère Mohamed, le dernier frère, le « footballeur » Saadi, étant quant à lui au Niger. Une déconfiture totale pour Mouammar Kadhafi, le chantre de la troisième voie, passé du nassérisme au panafricanisme pour finir en phénomène de foire, la bête abattue qu’on va photographier à Misrata. Au vu du sort qui a été le sien, on a envie de dire qu’il l’a tout de même un peu cherché. Car non content d’avoir été le dictateur le plus caricatural du monde, et d’avoir maltraité son peuple en tout ou en partie, il a aussi cru pouvoir jouer au plus fin, un coup à gauche un coup à droite, tantôt allié des Soviétiques, tantôt invité d’honneur de Sarkozy, tout en posant avec le gratin des chefs d’Etat du Nouvel Ordre Mondial, lui qui s’était proclamé le libérateur des peuples du Tiers Monde. Malheur à qui croit ces guignols. Ils se retrouvent aussi cocufiés que Mouammar l’a été par Condoleezza.

Mais revenons à l’héritier malheureux. Si Saïf est aujourd’hui gardé au frais par le CNT, sous l’inquiétude discrète de la CPI, c’est peut-être parce qu’il y a encore une carte à jouer avec ce pauvre fils de. On le sait, les guerres ne se font pour le bien des peuples que lorsqu’il y a quelque chose à y gagner, du pétrole en l’occurrence. Or depuis la chute de Kadhafi, la Libye est tout sauf sécurisée. Les règlements de compte sont légion, on se tire sporadiquement dessus à Tripoli, le CNT lui-même n’est que le conglomérat de parties adverses qui n’avaient que la prise du pouvoir pour idéal commun. Dans la Libye de demain, qu’il faudra continuer à diviser du point de vue occidental, Saïf peut faire figure de joker. On s’en souvient, du temps de son père, Saïf était un habitué de la jet set. Mais contrairement à ses frères, il a aussi entretenu des fréquentations diplomatiques. Au nombre de ses amis d’alors on compte le milliardaire canadien Peter Munk, l’oligarque russe Oleg Deripaska, le prince Albert de Monaco, entre autres. Pas effrayé par le personnage (il faut dire qu’il a de qui tenir), il s’est même lié d’amitié avec le politicien d’extrême droite autrichien Jörg Haider, celui qui, cocaïne dans la gorge et schnaps dans les narines, avait pris sa Volkswagen pour un bobsleigh. Bref, Saïf, en Occident, on connaît. Alors pourquoi ne pas le sortir un jour de sa geôle pour rameuter les déçus du kadhafisme contre les islamistes de Benghazi et les occidentalisés de Tripoli ? Et pour être sûr d’avoir la carte bien en mains, il faut se la procurer. D’où le soudain empressement de la CPI pour « récupérer » Saïf. Le CNT pour sa part nourrit sans doute des vues comparables, bien qu’opposées, en voulant instrumentaliser le fils Kadhafi tant vis-à-vis des occidentaux que des jusqu’au-boutistes barbus. Il faudra attendre un nouvel épisode, comme par exemple l’énième évasion surprise de Saïf al Islam, suivie peut-être de sa mort inopinée, pour en savoir plus.

Poster un commentaire

Classé dans Actualité, Actualités, News, Politique, Société