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Bye bye Bayonne : Rien n’est bon dans l’sarkochon

"Jeunes de Benghazi! Jeunes de Libye! Jeunes Arabes!"

Parti à Bayonne se prendre un jambon halal, Sarko tente sa remontée au tour de France par une rouste au col des Pyrénées.

Tsiro bango… Temps tordu… Je voulais rester dans ma roulotte jusqu’à la fin de l’hiver mais ce crevard de Sarkozy m’en a tiré.

Sarkorrida

Arrivé le premier mars à Bayonne à l’allure du canasson pour me réchauffer dans le Sud Ouest, j’avais commencé à pioncer quand je suis soudain réveillé par une clameur diffuse: «Ououh! Ououh!», «Casse-toi!», «Pauv’con!», «Ououh! Ouououh !»… Je sors, je vois une foule compacte de jeunes qui se marrent, et au fond de la rue Del-Toro-Vasco, un groupe d’officiels nerveux entourant un gnome surexcité qui agite les mains en l’air. Entre les deux, un triple cordon de CRS qui affronte des bulletins de vote envoyés des toits. Fallait bien ça pour éviter la course à la vachette. Eh oui, à force d’entendre le mot campagne, Sarko a voulu y aller. Avec l’idée enfantine de s’offrir un salon de l’agriculture en vrai pour lui tout seul, chez ces braves péquenots censés voter pour lui quoi qu’il arrive. Tâter la vache à la Chirac sur les terres de Bayrou pour racoler le vote d’extrême centre qui fera la différence au deuxième tour, voilà l’idée. Quel mec… Personne ne lui a dit, dans sa bassecour payée à pondre des déclarations à la con, que les paysans ça a aussi des enfants, et que depuis le temps de Balladur, ils ont 18 ans? Lui, confiant, insouciant, napoléontroisièmesque, il arrive en Renault Tanger. Et soudain c’est le drame. Dès qu’il débarque, il découvre qu’il y a une France hors de l’Elysée. «Nicolas président!», dit un vieux monsieur. «Nicolas kampora!» («dégage», en basque), disent dix jeunes filles. Mal barrée, la France forte. La gargouille s’enfonce alors dans les ruelles médiévales croyant serrer des mains présélectionnées, et il se retrouve cerné par la foule de chômeurs surdiplômés d’une vie, d’indépendantistes basques d’un jour et de militants socialistes d’une heure. Fait comme un rat. On dirait Kadhafi. Grâce au savoir-faire de Michèle Alliot-madsmile-Marie, le candidat UMP se réfugie in extremis dans un bar PMU. Il était temps, il pleut des œufs. Le voici donc au bar des Tuileries. Enfin pas encore: le bar du Palais. Les vidéos parlent d’elles-mêmes. Sur celle-ci il y a le joyeux drum’n’bass Крылья («Les ailes») de Небо Жители («Les gens du ciel»). Voilà Sarko réfugié politique, dans une taverne qui n’en demandait pas tant. A qui la faute? A l’épuration. Liquéfié au bar. Un grand numéro d’autodestruction incontrôlée. L’oscar du meilleur drôle. Il va essayer de rebondir évidemment! De se poser comme toujours en victime. Quelques-uns vont y croire, mais comparé au nombre des déçus et à celui des rienàfoutristes, c’est peine perdue. Exfiltré par les casques bleus et les bérets verts, il s’exile à Bruxelles comme Victor Hugo: on y adopte la règle d’or par la volonté de Merkel, on y annule le sommet zone euro par la volonté de Merkel. Bientôt Sedan: tout ça va s’écrouler quand banques et commis d’office n’auront plus d’autre solution que de se barrer. Oui, la mode est au jogging. Encore un héritage sous-estimé du sarkozisme, cette bénédiction pour les boutiques de sport.

Droite cassoulet-gauche caviar, même gestion, même indigestion

Sarko s’est planqué dans un café comme un vulgaire sans-papiers, après que le couple médiatoc Montebar-Pulvourg se soit fait courser dans Paris par 15 militants FN selon la gauchosphère, plutôt des hooligans remontés par le prix de la bière. Et cette ambiance va encore durer deux mois. Finalement il aura été utile à tout sauf à son camp, mister Bling Bling. En fait c’est un gauchiste malgré lui. Il a fait monter le Front de droite, le Front de gauche, les autonomes, les clandestins et surtout Rond-de-flan Hollande qui lui devra son élection inespérée. Qu’est-ce que ça va être, Flamby essayant de se justifier face à des milliers de syndicalistes C.G.T. encouragés par both Monsieur Mélenchon et Madame Le Pen? Quel bordel ça va être… Evidemment il le sait Hollande, alors il anticipe: à Gandrange il le leur a dit aux camarades, il ne fait pas de promesses. Il pourra toujours le rappeler le moment des fermetures venu. Mais est-ce que ses nouveaux potes ouvriers avalent les subtilités politicardes? Doutons-en.

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