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Le slogan de DSK : Léchant je mens, ses mains tenant

I want to present her DSK

 33. L’âge du Christ. Et le nombre d’heures passées par DSK en garde vue. Ressorti libre des locaux de la gendarmerie de Lille, son calvaire reprend le 28 mars en France, et avant ça, le 15 mars aux Etats-Unis.

On en a appris un peu plus sur le cas DSK à l’occasion de sa garde à vue prolongée pour complicité de proxénétisme et recel d’abus de biens sociaux. Fabrice Paszkowski et David Roquet, deux entrepreneurs du Pas-de-Calais, organisaient des soirées échangistes avec DSK chez les Chtis. Le 25 janvier, David Roquet expliquait aux juges, les larmes aux yeux, quel manque à gagner a été l’arrestation de DSK à New York : «Un point d’arrêt. (…) DSK était pour moi un investissement à très long terme, un bel investissement qui s’effondrait d’un coup pour moi». Fabrice Paszkowski était quant à lui en contact avec les chargés de «relations» de DSK, dans la politique et dans la police. Les enquêteurs tentent d’établir maintenant si DSK savait que les femmes qui participaient à ces partouzes étaient des prostituées ou, comme l’avance le principal intéressé, des libertines. On attend avec impatience l’avis de Mylène Farmer. Dominique Alderweireld, alias Dodo la Saumure, a son idée sur la question. «Je pense que c’est un problème crucial pour l’humanité et cela va tout changer si on le sait». Ca, pour sûr, il est dans  la saumure jusqu’au cou, ouille. Mais il prépare sa riposte. Son dernier fidèle François Pupponi, député-maire de Sarcelles, l’a appelé à Lille : «Tu sens que derrière, ça fuite de partout. Et quant aux journalistes, c’est…». «C’est vraiment des pourris, tous», l’interrompt DSK, en ajoutant : «Ceci dit, on ne va pas les rater». Ca, pour sûr, lui il est frais comme l’arroseur à rosée. Je vais faire ma petite enquête, après ce que je suis en train de faire et puis on va rigoler, je te jure…», reprend Pupponi. «Fais juste gaffe un peu aux écoutes téléphoniques», prévient DSK. Ca, pour sûr, des fois qu’une énième affaire émerge… Ecoute réalisée sans trucages par Le Monde.

On pourrait penser qu’entre adultes consentants ils font ce qu’ils veulent. De toute façon Anne Sinclair s’en tape. Le contribuable, pas sûr. Restent Tristane Banon, affaire classée, en tout cas en justice, et Nafissatou Diallo. Le 15 mars, retour par la case New York. C’est la date de la première audience en procédure civile dans l’affaire Diallo, au tribunal du Bronx, comme dans les séries B. Dans leur plainte, les avocats de Diallo demandent des dommages et intérêts pour l’agression «sadique et violente» de la femme de chambre le 14 mai 2011. Ainsi va le destin de DSK, passé en quelques moins des déjeuners mondains à la brigade mondaine.

François Bayrou, sort de ce corps

Pendant ce temps la campagne présidentielle bat son plein et les noms d’oiseaux battent des ailes. Marine Le Pen n’a pas de mots assez halals pour les membres du Conseil constitutionnel, et écorche au passage Jean-Luc Mélenchon, «l’idiot utile.» Mélenchon éructe contre Madame Le Pen : «Que vous êtes bête.» « Et Corinne Lepage qui dit que vous désertez la promesse écologique, vous lui dites quoi à Corinne Lepage?»demande le journaleux pourri à Eva Joly. Qui lui répond: «J’l’emmerde.» Encore plus beau avec l’accent. Traduction en norvégien: jeg knuller. Joli, non? -Er det ikke? -Ja. Quant au président Nicolas, invité du journal ripou de France 2, il est enfin interrogé sur la désormais légendaire soirée au Fouquet’s. Si cha… cha… ch’avais su, ch’aurais papas v’nu, dans ce… ce restraurant. T’inquiète pas Nicolas, on n’a pas dit que t’es allé au Carlton. Mais c’est drôle, l’espace d’un instant, on aurait cru entendre François Bayrou.

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Mega-outlaw-d

Le con, la pute et le truand

En fermant Megaupload, la justice américaine a décidé de ne pas attendre l’adoption des lois anti-piratage, mises en mode veille après le blackout du 18 janvier.

La justice américaine a fermé jeudi 18 sites internet dont Megaupload, un des plus grands sites de téléchargement de fichiers au monde, et d’autres sites du groupe. Megaupload était une plateforme d’hébergement de fichiers, permettant aux utilisateurs d’héberger des fichiers sur leurs serveurs et de les échanger. Ayant son siège social à Hong Kong, le FBI pouvait-il ordonner la fermeture du site hors de son territoire ? C’est une cause de litige possible entre la Chine et les Etats-Unis. La fermeture de Megaupload est un coup de pied dans la fourmilière, mais il existe des dizaines de sites similaires, même si Megaupload était le plus connu avec 150 millions d’abonnés, 50 millions de visiteurs par jour et 4 % du trafic internet mondial. Seuls les sites rassemblant des liens de téléchargement ont fait l’objet de poursuites. Les sites de partage en peer to peer ne sont jusqu’ici pas responsables de la présence de contenus illégaux. Il leur est cependant demandé de supprimer ceux qui leur sont signalés. Megaupload n’a pas respecté cette règle et a favorisé la diffusion de contenus piratés. Sur Megaupload les internautes pouvaient uploader en ligne leur contenu. Ils pouvaient y avoir accès depuis n’importe quel ordinateur et le partager. Le site supprimait les contenus peu téléchargés au bout de 90 jours et rétribuait les internautes qui uploadaient des fichiers très téléchargés. Uploading et downloading de fichiers étaient gratuits jusqu’à 1 Go. Pour effectuer plusieurs téléchargements en parallèle, il fallait souscrire un abonnement payant.

La décision de fermer le site a été prise le 5 janvier, pendant la polémique sur SOPA/PIPA. Selon le FBI, Megaupload aurait causé plus de 500 millions de dollars de pertes aux ayants droit et généré plus de 175 millions de dollars de profits illicites. Le propriétaire du site, Kim Schmitz alias Kim Dotcom, planqué en Nouvelle-Zélande, s’est fait cueillir avec trois de ses associés par la police locale. Deux preuves du flou juridique en la matière : Megaupload, représenté par Emmanuel Gadaix, directeur des opérations du site, a été invité le 11 janvier au Sénat français à participer à un débat  sur internet et la rémunération des créateurs; aux Etats-Unis, en 2011, Megaupload a été soutenu dans une vidéo vantant les avantages du streaming par des « artistes » : P.Diddy, Will.i.am, Kanye West, Chris Brown, etc… Vu leur chiffre d’affaires, le piratage leur fait de la pub. Universal a quand même fini par se fâcher et a fait retirer la vidéo. Megaupload a porté plainte à sont tour, affirmant que cette pub était légale. Toute l’hypocrisie du capitalisme en trois clics : tant que les majors considéraient que Megaupload faisait caisse de résonance pour leurs produits, elles fermaient les yeux. Quand les pertes deviennent trop grandes, le bateau pirate, qui jusque là naviguait tranquille, doit soudain être coulé. Que Megaupload, qui générait des millions de dollars de profits en piratant allègrement l’industrie du show biz, soit la première victime de SOPA, ça n’a rien d’étonnant. Mais pourvu que ça en reste là.

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DSK cite Serge Gainsbourg devant un public de péquins

No comment

Costard cravate, visage rasé, démarche relax, on prend le même et on recommence, comme si de rien n’était. A Pékin aujourd’hui, DSK enterrait sa vie de mauvais garçon. Ou du moins, il tâchait de faire bonne figure…

L’image qui tourne en boucle depuis ce matin a quelque chose de surréaliste. DSK, c’est une poupée russe. En avril il ne se découvre pas d’un fil, costard cravate de rigueur, en mai il fait ce qui lui plaît, look Harlem Shuffle version Rikers Island, en octobre la gelée le rend sobre, barbe de trente trois jours aux primaires socialistes, en décembre il cache son membre, avec une cravate rose tout de même.

Invité par le site chinois NetEase à un forum économique, c’est, évidemment, l’économiste Strauss Kahn, ancien directeur du FMI, qui venait parler de la crise dans la zone euro. Au passage, c’est un excellent coup de pub pour ce géant d’Internet, à la tête du portail 163.com, très populaire dans l’Empire du milieu (la valeur du groupe est estimée à 761,6 millions de $), qui se préoccupe moins de la succession dynastique en Corée du Nord que de sa capitalisation boursière au NASDAQ. Du donnant donnant donc, DSK trouvant là une occasion rêvée, et peut-être unique, de se refaire une virginité médiatique. Dans un discours en anglais de quarante-cinq minutes, l’ancien impétrant potentiel aux primaires socialistes a été très critique envers les mesures de sauvetage prises au sommet de Bruxelles de ces 8 et 9 décembre: « Nous voyons les pays européens passer d’un plan à un autre, d’un sommet de la dernière chance à un autre, toujours sans admettre les pertes, toujours sans permettre une reprise de la croissance et toujours en échouant à restaurer la confiance ». Répondant à des questions d’internautes, DSK a embrayé dans un ton rappelant un certain pédalo cher à Jean-Luc Mélenchon:  « Avec la récente tempête, le radeau semble ne plus être assez résistant. Le fait que l’euro soit encore au milieu de la rivière et que l’union budgétaire ne soit pas réalisée le rend très très vulnérable, et le radeau semble sur le point de sombrer », a-t-il affirmé en parlant de l’eurozone, ajoutant au passage une double pique au couple franco-allemand: « Je ne suis pas persuadé que Monsieur Sarkozy et Madame Merkel se comprennent bien entre eux et c’est probablement une des raisons pour lesquelles le système européen a des problèmes pour avancer ». Las ! L’histoire ne nous dira jamais si Angela aurait préféré les cours de langue version DSK aux baisemains appuyés de Chirac, voire aux tapes névrosées de Sarko. Trop heureux de retrouver enfin une tribune à ses dimensions, DSK a même joué les cassandres. A propos des 500 milliards d’euros du Mécanisme Européen de Stabilité, censé devenir le fonds de sauvetage permanent de la zone euro, ceux-ci « ne seront pas réels avant six mois, ce qui est bien trop tard. C’est une question de semaines, ce n’est pas une question de mois ». En revanche, DSK a fait l’éloge du gouvernement chinois qui avait « particulièrement bien tiré son épingle du jeu » lors de la crise de 2008-2009. Enfin, aux journalistes qui ont tenté de l’interroger sur son actualité judiciaire, DSK a opposé un « No comment » systématique. Toujours poursuivi au civil dans l’affaire Diallo, cité par les médias dans l’affaire du Carlton de Lille, décrédibilisé dans l’affaire Banon (sa mère Anne Mansouret s’est livrée à une justification ahurissante du personnage, ce 15 décembre dans Complément d’enquête sur France 2, en affirmant que DSK n’avait pas été assez prudent), l’ancien maire de Sarcelles semblait condamner à l’effacement total, apparaissant seulement sur les tabloïds et les livres à sensation. Entre une comparution au tribunal et une interview de Dodo la Saumure, sa promenade chinoise a dû le changer.

Car DSK, c’est aussi l’anti Rastignac du XXIème siècle. Arrivé aux portes du pouvoir, il se sabote tout seul, non sans avoir semé son propre chemin d’embûches. Et contrairement à Balzac, il fait dans la littérature courte. Une idée pour NetEase: la prochaine fois, afin de faire quelques économies, le groupe devrait l’interroger par sms.

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Liège: « L’arrêt de bus », scénario social-gore pour frères Dardenne en smoking

Ca ne s'invente pas...

L’attentat de Liège bouleverse les esprits. Et pose des questions cruciales sur l’état de nos sociétés.

13 décembre 2011, Liège, place Saint Lambert. C’est ici qu’en 1794 les Liégeois, inspirés par les révolutionnaires français, ont rasé la cathédrale de leur saint patron. Foin de la loi de Dieu, on ne garde que les lois des hommes. Le seul bâtiment qui dominera la ville sera désormais le palais de justice qui surplombe la place. C’est au palais de justice, place Saint Lambert, que devait se rendre à 13 heures Nordine Amrani, en libération conditionnelle depuis quatorze mois… Condamné en 2008 à 58 mois de prison ferme… Devant théoriquement rester en prison jusqu’en 2013 pour la détention de milliers de pièces d’armes, d’une dizaine d’armes complètes, d’une plantation de cannabis à l’échelle industrielle de 2800 plants… Cet « honnête citoyen » était pudiquement convoqué par la police pour faits de mœurs. Allez savoir pourquoi, Amrani l’a mal pris.

Vers 12h30, posté au-dessus de la boulangerie « Le Point Chaud », quel cynisme, surplombant les arrêts de bus, il déclenche son carnage. Méthodiquement il jette une, deux, trois grenades, puis s’empare de son fusil FAL, inventé en 1948 par la Fabrique Nationale de Liège, quelle intégration réussie, vide le chargeur sur la foule, enfin sort son revolver et se tire une balle dans la tête. On a parlé de quatre morts (puis cinq, puis six, puis à nouveau quatre, puis du corps d’une femme au domicile du tueur) et de plus de cent blessés, dont cinq dans un état grave. On a parlé d’un second et d’un troisième tireur évanouis dans les rues de Liège. On a parlé d’un détenu qu’on voulait faire évader. La confusion est totale. Finalement Amrani a agi seul. Mais ce qu’on est priés de croire, en haut lieu, c’est que ce n’est pas un attentat. Non non. La procureure du Roi, du parti libéral, Danièle Reynders, a ouvert le bal devant la presse. Puis l’apprenti premier ministre, du parti socialiste, Elio Di Rupo, arrivé sur les lieux. Enfin la vice-première ministre, du parti démocrate humaniste, Joëlle Milquet, sur l’antenne de la télévision belge. « Ce n’est pas un attentat ». C’est un acte isolé, tout au plus. Fermez le ban. Rentrez chez vous braves gens. Prenez le bus. Et dormez bien.

Bien sûr que c’est un attentat. Reste à espérer que ce soit aussi un acte isolé. Sans suites. Mais comment y croire dans ce monde de fous, où les fous de Dieu, d’Allah, de Yahvé, de Sans-foi-ni-loi, se disputent la palme de sang de l’horreur ? Où un barbu taré terré dans une montagne envoie des avions sur des gratte-ciels… Où un cinglé nordique part en croisade contre des gamins… Où des démocraties occidentales par le pétrole alléchées renversent des dictateurs fous pour les remplacer par des millions de fous… Où les marchés financiers en roue libre dictent leurs règles à des gouvernements sur la pente raide pour qu’ils imposent leurs lois folles à des peuples entiers… Où des parents psychopathes tuent leur enfant dans une machine à laver… C’est cette justice de fous qui a explosé hier. Car de quelle « justice » parle-t-on ? A la télévision belge ce 13 décembre, Jean-Michel Crespin, journaliste à la Dernière Heure, révèle un point ahurissant. Amrani possédait son arsenal légalement. La « justice » lui avait proposé de le dédommager financièrement pour la saisie de ses armes en 2008. Incroyable. Le juge connard dit le sharif achèterait alors des armes à un criminel. Voyez à partir de 14 minutes 30 sur le lien: JT RTBF 13 décembre 2011 Crespin ne dit pas si la vente a été conclue. Auquel cas on peut penser que cet argent aura servi à Amrani pour se payer les armes du carnage. Mais quoi qu’il en soit, comment expliquer que cet homme, aux méfaits connus de la « justice », vive libre, après s’être constitué cet arsenal et cette plantation ? Comment ne pas penser à des protections venant de ses plus riches clients ? Liège, Palerme sur Meuse pour ses détracteurs, Tox City pour ses habitants, son administration dévoyée, son club de foot comme opium du peuple, sa paupérisation, ses usines désaffectées, ses assommoirs, ses dealers, ses drogués… Les indépendantistes flamands ne pouvaient espérer mieux comme entrée en matière du gouvernement Di Rupo pour réclamer plus que jamais la scission de la Belgique. Pas étonnant qu’il ait prospéré sur le terreau du malheur, le business d’Amrani. Probable que le dealer flingueur ait été lui-même un drogueur drogué arrivé en bout de course. On en a déjà dit beaucoup. « Il n’avait pas de revendication », mais c’est un Arabe, « c’est un Arabe », mais il n’avait pas de revendication. Il avait bien un message posthume, le Lamrani: « Que la crise s’aggrave ». Il aurait pu citer Yves Montand. Sa petite entreprise ne connaissait pas la crise, dira-t-on. Mais cette entreprise est une crise elle-même. Drogue, armes, « faits de moeurs », folie. C’était le bordel dans sa tête, dans sa vie, dans son monde. Alors il part dans un macabre pétard de noël. Plus fort que Breivik: il devient un martyr de la haine. Plus fort que Ben Laden: il a fait le sale boulot lui-même. Après, il le savait, il y aura nécessairement encore plus de haine et de saleté. C’est ce qu’il voulait. Que les de souche accusent les bougnoules, que les sauvageons des técis rêvent de l’imiter, que tout ce monde passe à l’acte et que l’embrasement soit général. Les anarchistes, Bonnot et sa bande, avaient au moins un idéal. Ou prétendaient en avoir un. Ici il ne s’agit même pas de ça. Pas l’anarchie, juste le chaos. Liège ne sera plus pareil, et toutes les villes d’Europe entrevoient le danger. A qui la faute ? Comment pourra-t-on objecter à Marine Le Pen que la réponse à la violence est la dureté ? Tant de laxisme généralisé, de pourriture collective, de misérabilisme odieux… La ville de Liège va mettre un pot de géraniums et poser une plaque en aluminium en mémoire des victimes. Les politiciens vont verser quelques larmes, les psychologues vendre quelques livres, les artistes chanter quelques chansons. Les Dardenne brothers vont être inspirés pour leur prochaine merde sordido-réaliste: « C’est l’histoire de Nonours, dealer flinguomane, qui tombe amoureux de sa victime de 75 ans à un arrêt de bus de Liège, dans la banlieue de came » . « De Cannes, Jean-Luc ». « Euh oui Pierre, dans la banlieue de Cannes ». On voudrait dire qu’il faut arrêter tout. Qu’on s’asseye et qu’on parle. Et quand on voit le monde qui devient fou, on se dit que c’est impossible. Qu’il va falloir choisir un camp. Ou à défaut, une bonne arme. S’ils veulent faire de l’Europe une petite Amérique, qu’on ait au moins les moyens de riposter.

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