Archives de Tag: Sarkozy

Un an de route

Wifi included

Chers tous, chères toutes, lecteurs permanents, fréquents, occasionnels, MERCI de me lire et de contribuer à la cause du communautarisme rom. Après un an de jambons et aloyaux services, je pose ma caravane pour profiter du printemps et de la pluie.

Une année que je me démène sur les autoroutes de l’information et les chemins buissonniers du net… Je pose mes valises, mon cheval et ma poule pour reclouer mes semelles et recercler mes roues. Histoire de repartir d’un bon pied. Sous quelle formule ? On verra. Mensuelle sans doute, annuelle peut-être, aléatoire sûrement. Le monde et ses folies me saoulent plus que la piquette moldave, le blogging et ses contraintes me gavent pire que le goulasch bohème. Une sieste s’impose. De temps en temps je gazouille un #twit histoire de me faire entendre. Qui m’aime me lise. Depuis mon dernier article du treize mars, Galouzeau de Villepin a été grossièrement exclu de la course à l’échalote, les dix prétendants m’ont bien fait rire à tour de rôle, mention spéciale pour Philippe Poutou, car ce mec a raté sa vocation d’humoriste chez Ruquier, ils ne sont donc plus que deux, et comme chez les gitans d’Ecosse à la Highlander, il ne peut en rester qu’un. Hollande d’après les mathématiques, mais avec le roué retors Nicolas, on n’est pas à l’abri d’une surprise. Je persiste et signe, s’il gagne c’est pas plus mal, ça veut dire plus d’UMP en 2017, car ce keum ne se contente pas de ridiculiser la politique, il anéantit son propre camp. C’est pas bon pour la démocratie, mais le sarkozysme non plus. Si au final il y a une différence en faveur du Magyar et qu’elle est de l’ordre du demi pour cent, le PS pourrait regretter de ne pas avoir donné ses signatures à Villepin. Mais non, rien-zéro comme dit l’autre. Chacun ses problèmes. Pour l’heure on accuse déjà Hollande a priori d’être assuré d’être élu avec moultes voix lepénistes. Qu’ils se débrouillent tous avec ce qu’ils ont créé, les mitterrandiens avec le FN, Juppé avec l’UMP.

Sur ce latcho drom, drum bun, bonne route, et à un de ces jours.

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500 signatures : on les fait mariner

«Quel être, pourvu d’une seule voix, a d’abord cinq, puis cent, et cinq cents signatures ensuite ?»

Jour J -3 pour le dépôt du sésame. Vendredi 16 mars, il faudra avoir remis les listes de 500 signatures d’élus au Conseil constitutionnel.

Passée la date limite, les prétendants malheureux à l’impétrance devront attendre cinq ans pour retenter leur chance. Plus longtemps que le prochain euromillions. Il faut dire qu’ici le jeu s’appelle euromilliards.

Marine Le Pen les a, finalement, ses signatures, et l’actualité nous montre que ce fut l’enjeu de savants calculs de la part de Sarko. Le 29 janvier il a feint de s’en désintéresser quand, à Laurent Delahousse qui l’interrogeait sur la question, il a répliqué par un péremptoire “Vous ne voulez tout de même pas que je m’occupe d’elle ?”  Le 5 février, le Journal Du Dimanche fait sa une sur l’hypothèse d’un premier tour sans le FN, avec Sarko et Hollande faisant jeu égal, 33% chacun.   A ce moment-là l’UMP se tâte encore. On l’invite ou pas, la Marine ? Madame Le Pen pique alors une colère génétique et s’en prend à tout ce qui lui barre la route : Conseil constitutionnel, partis, médias et bien sûr président. Arrive la Saint Valentin et le lendemain de la veille, la Saint Faustin. Encore un trompe l’œil, en latin faustus ne signifie pas faux jeton, mais heureux. Bienheureux les pauvres d’esprit donc, Sarko se présente le 15 février pour les combler.

 A la traîne dans les sondages, Sarko espère rééditer le coup de 2007. Puisque sur sa gauche il est débordé, il remet le cap à droite. Promesses, flonflons et drapeaux tricolores, tout ce qu’on veut pourvu qu’il avance. Et ça paie. A Villepinte dimanche, le président qui prend l’eau lance un S.O.S. Résultat : les courbes se croisent enfin, un sondage Ifop place pour la première fois Sarko en tête au premier tour à 28,5%, contre 27 % pour Hollande. Reste le second, mais Sarko est un homme méthodique. Une chose à la fois. Dans la foulée il y avait le Parole de Candidat sur TF1 hier soir. Et cette fois Sarko change de ton : le FN doit participer à l’élection présidentielle. En un mois les téléphones ont chauffé, l’UMP a finalement décidé d’utiliser le FN contre le PS. Jeu risqué, d’autant que même si Hollande serait, si ça marche, affaibli, rien ne dit que Le Pen rendra son geste à Sarko au second tour. Avant d’y être, on peut cependant faire l’hypothèse suivante : Sarko va multiplier les promesses au FN. Et si sa présidente ne mord pas, il s’adressera directement à l’électorat frontiste : promesses de renégocier Schengen, d’étiqueter les viandes, d’introduire la proportionnelle, de 500 signatures en 2017… Sur ce dernier point il aurait des arguments. Si Hollande est élu, Le Pen pourra-t-elle encore se présenter à l’avenir ? Dans l’hypothèse d’un marchandage, Sarko donnerait des gages au FN en échange du vote utile.  En attendant la suite, Marine Le Pen est candidate, tout comme Poutou poutou. Restent Corinne Le Page, qui fait de la retape sur Twitter (on peut même l’appeler, s’il y a des amateurs…), et Dominique de Villepin. Pour ce dernier, les carottes seraient cuites s’il n’en tenait qu’à Sarko. Sauf qu’ici c’est le PS qui arbitre les calculs d’épicier. Galouzeau est à 1% dans les sondages. Sera-t-il à 0,5 % s’il se présente ? Et quand bien même, si ça fait la différence, c’est toujours bon à prendre. On verra ce qu’il en est vendredi.

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Survivre avec les loups : le remake de France 2

Mea culpa, Madame 2 France

Un journaliste braconnant le loup sur internet et pris sur le fait par un Canard enchaîné, ça mérite d’être cancané. Surtout qu’on parle pas mal de viande ces temps-ci.

Awououou… awouou… Des loups j’en croise du haut de ma roulotte : du gentil loulou au big bad wolf, en passant par le prédateur enragé. Rien de commun avec son équivalent humain toutefois: un caillou sur la gueule l’envoie hurler ailleurs.

Le loup et le Canard, fable de Jean de la Toile

Le Journal satirique paraissant le mercredi nous apprend dans son n° 4767, par la plume de Christophe Nobili («Loup y es-tu, sur France 2», page 4), que dans son 20 heures du 25 février, Marie Drucker a diffusé un reportage bidonné, sur le loup transi par le froid, par un osso buco alléché, soudain sorti du bois, filmé par le smartphone perché. Pas une erreur de montage : du vrai bidon. Ainsi donc Renaud Bernard, correspondant  en Italie, en mal d’inspiration, est parti entre chien et loup du côté des Abruzzes à la recherche du lupo. L’a-t-il croisé? C’est ce qu’il feint. D’abord un Ysengrin efflanqué dans un village de montagne, puis deux canidés affamés dans la lande. Deux récupérations grotesques. Les deux vidéos viennent de Youtube, la première a été postée le 7 février 2011, la seconde le 29 décembre 2010. Et le «journaliste» nous présente ça comme étant son boulot. La pauvre Marie Drucker n’y a vu que du feu.

Chassez le naturel, il revient en meute

Un faux précédent impliquant le chasseur à quatre pattes avait fait beaucoup de bruit sur internet en 2008. C’était d’une autre ampleur. Survivre avec les loups, le récit «autobiographique» de Misha Defonseca, best seller adapté au cinéma par Véra Belmont, racontant l’histoire d’une petite fille pendant la Seconde Guerre mondiale adoptée par des loups, dans un remix de Mowgli et d’Anne Frank, s’est révélé être une histoire inventée comme l’a reconnu son auteur. Bonne pioche quand même: 200.000 exemplaires du livre ont été vendus dans sa version française.  A l’heure d’internet, plus de temps à perdre à écrire des bouquins. On va directement à la source des vidéos en ligne. Evidemment les internautes s’en rendent compte assez vite et peut-être que Renaud Bernard a voulu jouer avec le feu, quitte à se brûler le museau. Le plus étonnant dans cette histoire est qu’elle est éventée par Le Canard enchaîné, journal qui refuse mordicus d’apparaître sur le net autrement que par un site vitrine avec sa une hebdomadaire. Histoire d’aller acheter le journal chez le libraire du coin coin. Il faudra bien que tôt ou tard il revoie sa formule, d’autant qu’il parle d’autres sujets ô combien intéressants, comme le titre Erik Emptaz: «La campagne régresse au stade halal !». Sarko était mardi sur France 2 justement, pour sans doute une de ses dernières apparitions comme président. Tel un wolfie sorti de Tex Avery, le bling prèz a fait son mea culpa, sans paraître crédible. Il ne va pas être raté par le prochain Canard. Le loup lui il s’en fout. Halal, kasher ou ordinaire, il ne fait pas le difficile avec la viande.

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Bye bye Bayonne : Rien n’est bon dans l’sarkochon

"Jeunes de Benghazi! Jeunes de Libye! Jeunes Arabes!"

Parti à Bayonne se prendre un jambon halal, Sarko tente sa remontée au tour de France par une rouste au col des Pyrénées.

Tsiro bango… Temps tordu… Je voulais rester dans ma roulotte jusqu’à la fin de l’hiver mais ce crevard de Sarkozy m’en a tiré.

Sarkorrida

Arrivé le premier mars à Bayonne à l’allure du canasson pour me réchauffer dans le Sud Ouest, j’avais commencé à pioncer quand je suis soudain réveillé par une clameur diffuse: «Ououh! Ououh!», «Casse-toi!», «Pauv’con!», «Ououh! Ouououh !»… Je sors, je vois une foule compacte de jeunes qui se marrent, et au fond de la rue Del-Toro-Vasco, un groupe d’officiels nerveux entourant un gnome surexcité qui agite les mains en l’air. Entre les deux, un triple cordon de CRS qui affronte des bulletins de vote envoyés des toits. Fallait bien ça pour éviter la course à la vachette. Eh oui, à force d’entendre le mot campagne, Sarko a voulu y aller. Avec l’idée enfantine de s’offrir un salon de l’agriculture en vrai pour lui tout seul, chez ces braves péquenots censés voter pour lui quoi qu’il arrive. Tâter la vache à la Chirac sur les terres de Bayrou pour racoler le vote d’extrême centre qui fera la différence au deuxième tour, voilà l’idée. Quel mec… Personne ne lui a dit, dans sa bassecour payée à pondre des déclarations à la con, que les paysans ça a aussi des enfants, et que depuis le temps de Balladur, ils ont 18 ans? Lui, confiant, insouciant, napoléontroisièmesque, il arrive en Renault Tanger. Et soudain c’est le drame. Dès qu’il débarque, il découvre qu’il y a une France hors de l’Elysée. «Nicolas président!», dit un vieux monsieur. «Nicolas kampora!» («dégage», en basque), disent dix jeunes filles. Mal barrée, la France forte. La gargouille s’enfonce alors dans les ruelles médiévales croyant serrer des mains présélectionnées, et il se retrouve cerné par la foule de chômeurs surdiplômés d’une vie, d’indépendantistes basques d’un jour et de militants socialistes d’une heure. Fait comme un rat. On dirait Kadhafi. Grâce au savoir-faire de Michèle Alliot-madsmile-Marie, le candidat UMP se réfugie in extremis dans un bar PMU. Il était temps, il pleut des œufs. Le voici donc au bar des Tuileries. Enfin pas encore: le bar du Palais. Les vidéos parlent d’elles-mêmes. Sur celle-ci il y a le joyeux drum’n’bass Крылья («Les ailes») de Небо Жители («Les gens du ciel»). Voilà Sarko réfugié politique, dans une taverne qui n’en demandait pas tant. A qui la faute? A l’épuration. Liquéfié au bar. Un grand numéro d’autodestruction incontrôlée. L’oscar du meilleur drôle. Il va essayer de rebondir évidemment! De se poser comme toujours en victime. Quelques-uns vont y croire, mais comparé au nombre des déçus et à celui des rienàfoutristes, c’est peine perdue. Exfiltré par les casques bleus et les bérets verts, il s’exile à Bruxelles comme Victor Hugo: on y adopte la règle d’or par la volonté de Merkel, on y annule le sommet zone euro par la volonté de Merkel. Bientôt Sedan: tout ça va s’écrouler quand banques et commis d’office n’auront plus d’autre solution que de se barrer. Oui, la mode est au jogging. Encore un héritage sous-estimé du sarkozisme, cette bénédiction pour les boutiques de sport.

Droite cassoulet-gauche caviar, même gestion, même indigestion

Sarko s’est planqué dans un café comme un vulgaire sans-papiers, après que le couple médiatoc Montebar-Pulvourg se soit fait courser dans Paris par 15 militants FN selon la gauchosphère, plutôt des hooligans remontés par le prix de la bière. Et cette ambiance va encore durer deux mois. Finalement il aura été utile à tout sauf à son camp, mister Bling Bling. En fait c’est un gauchiste malgré lui. Il a fait monter le Front de droite, le Front de gauche, les autonomes, les clandestins et surtout Rond-de-flan Hollande qui lui devra son élection inespérée. Qu’est-ce que ça va être, Flamby essayant de se justifier face à des milliers de syndicalistes C.G.T. encouragés par both Monsieur Mélenchon et Madame Le Pen? Quel bordel ça va être… Evidemment il le sait Hollande, alors il anticipe: à Gandrange il le leur a dit aux camarades, il ne fait pas de promesses. Il pourra toujours le rappeler le moment des fermetures venu. Mais est-ce que ses nouveaux potes ouvriers avalent les subtilités politicardes? Doutons-en.

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Hollande : la France d’en pays bas

Il se voit déjà en haut de l'affiche

La campagne est lancée. Et après Sarkozy, Hollande est passé au garage Ferrari. C’est pas du neuf…

Comment relancer l’audimat sur TF1? Avec De Funès puis Bourvil au 20h. On attend avec joie le duo du duel. Sarko lance sa campagne à Annecy, et il tape dans le fromage. Hollande « ment matin et soir ». Venant d’un expert en la matière, on peut lui faire confiance. Hollande répond offusqué à Madame Ferrari: Monsieur Sarkozy « se livre aux attaques, à la falsification, à la caricature ». Mais François se cantonne à sa bonhomie: « Quand j’entends le président sortant donner des leçons de bonne gestion, ça fait sourire ». Certes. « C’est l’homme de la crise, je suis l’homme de la sortie de crise ». Là attention, mensonge par anticipation!

Mais qu’a dit Sarko sur Hollande, au juste? « Quand on dit à la presse anglaise qu’on est libéral et quand on vient expliquer aux Français que l’ennemi, c’est la finance, on ment, on ment matin et soir, et ce mensonge n’est pas à l’honneur de celui qui le professe ». Le plus grand défaut de Hollande, comme dirait Montebourg, c’est sa naïveté. Quand il donne une interview le 14 février au Guardian, il ne s’imagine pas que sa déclaration d’amour à la City sera traduite le click suivant. Voici le Lénine du Bourget redevenu le Tony Blair de Solférino. Aux Anglais qui s’inquiètent de voir, à défaut de chars soviétiques, les sans culottes occuper Paris, le Bourgeois Gentilhomme fait la danse du ventre. Ce qu’il aurait vraiment voulu dire: Mais voyons, y a pas plus de communistes en France qu’il n’y a de socialistes en Angleterre ! Oui, et pour cause. Après avoir été laminés par Mitterrand, attirés par Le Pen, ringardisés par Buffet et ridiculisés par Robert Hue, les voilà récupérés par Mélenchon. Un socialiste! Ancien de l’OCI qui plus est, la bande à Lambert (pas Gérard) bouffeuse de communistes! Et voici le Mélenchon 40 ans plus tard qui fait une OPA entriste sur le PCF! Avec le succès que l’on sait. On va pas pleurer sur les cocos, après tout ils n’ont que ce qu’ils méritent. Mais on est obligé de constater le double langage de Flamby. Pas que ce soit une surprise, mais si tôt ? A peine candidat et déjà Tonton II. Les ouvriers apprécieront. Mais il n’y en a plus au PS. Ou plus beaucoup.

Or le retors président va tout faire pour favoriser Mélenchon. Ca fait reculer Hollande au premier tour. Oui mais au second ? Sarko est un grand diviseur, il a sa petite idée là-dessus. Après la volte face sur le nucléaire et l’incident avec les verts, voici la gaffe sur les gouges et la brouille avec les rouges. Reste plus que la confusion sur la prose et le divorce avec les roses. Bien sûr il est sympathique Hollande, avec son air patelin et sa rhétorique hésitante, et surtout il a dirigé le PS pendant onze ans. Mais il a aussi fait le plein d’ennemis dans son propre camp. L’union actuelle n’est que de façade. Tous ceux qui en ont marre de Sarko voteront Hollande, mais les déçus de la social-démocratie sont nombreux.

La clef du second tour sera l’abstention. Après « ni de gauche ni de droite », le slogan « ni Hollande ni Sarko » sera exploité par l’UMP pour autant qu’il fasse reculer Hollande. A lui de démontrer, à la France d’en bas d’abord, qu’il peut être autre chose qu’un bon bougre. Celle d’en haut s’accommodera toujours du vainqueur. Et après ? Après, à lui de gérer la lutte des classes. C’est dans son contrat. Pas vraiment social, comme on sait.

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Sarkoncordia : Carla et les enfants d’abord

Le capitaine de pédalage

Ca y est c’est fait, le président pas candidat est devenu le candidat plus président, ou peu s’en faut.

Bref, l’interview

« Oui chus candidat à l’élection présidentielle. » Depuis quand? « Il y a plusieurs semaines. » (ça en fait quelques unes depuis 2007) « La France, l’Europe et le monde (il parle du journal?) connaissent une crise sans précédent, une succession de crises, ne pas solliciter la confiance des Français serait un abandon de poste ». Bon sang mais c’est George Clooney dans En pleine tempête! Le capitaine du paquebot France, quand il est à terre, il pilote une Ferrari. Elle avait l’air des mauvais jours Laurence, dubitative, boudeuse, limite gauchiste: « Mais les Français regardent leurs préoccupations, on parlait du chômage qui a augmenté, du pouvoir d’achat qui stagne, que répondez-vous à ces préoccupations très concrètes ? » Mouiouioui, mais on réforme… « Mais pourquoi ne l’avez-vous pas fait avant ? » Sarko: « Mais on peut pas tout faire! On peut pas tout faire en cinq ans! » Enfin, m’dame Ferrari, vous pensez bien… Réponse en off de l’intéressé, les sondages sous les paupières: J’ai travaillé plus pour gagner plus, qu’est-ce tu crois? Et puis Sarko veut soudain faire des référendums. « Je veux que l’on protège les chômeurs en les indemnisant, mais surtout en leur donnant les moyens d’exercer un nouveau métier. Tout ceux qui ont la force de travailler auront un emploi, ceux qui n’en trouvent pas seront en formation professionnelle. » Ca c’est une idée. On recycle les 93 Lejaby dans la maroquinerie et on laisse sur le carreau les 500 de Florange. En tout 6000 emplois vont être supprimés en Europe par ArcelorMittal. Et puis ils va en falloir des profs pour tous ces élèves! Même avec les 60 000 dont parle Hollande, à pratiquement trois millions de chômeurs, ça fait des classes de 50 personnes. Y aura pas d’embauche pour tout le monde. Sur Hollande justement: c’est un méchant m’dame, il passe son temps à « dire du matin au soir du mal des autres« . Conclusion: le capitaine a besoin de tous les matelots, bâbord tribord, ni gauche ni droite Français comme dirait l’autre. « J’ai besoin de tous les Français qui aiment leur pays. » Ouh le chantage! Donc ceux qui ne seront pas sur le pont n’aiment pas leur pays. Il a fait mieux le capitaine Nicolas.

Mais l’image de ce 15 février c’était la grimace accusatrice quasi subliminale de Nathale Arthaud sur les écrans derrière Ferrari, en plein dialogue sur le chômage. Vous ne me croyez pas ? Allez voir, c’est à la 14ème minute: http://videos.tf1.fr/jt-20h/le-20-heures-du-15-fevrier-2012-6992797.html Un grand secret est révélé: Nonce Paolini est un trotskyste qui fait de l’entrisme à télé Bouygues.

On peut accuser Sarko de beaucoup de choses mais pas d’être bête. Reprendre le slogan de VGE en 1981, poser avec la mer grecque en fond d’affiche, évoquer en pseudo confidence son retrait de la vie politique en cas d’échec (bonjour Jospin), arriver au 20 heures avec Carla qui a le visage pâle terne, tout ça ressemble à une préparation de sortie de scène. Cache-t-il d’autres surprises dans sa botte de pirate? Difficile à croire à présent… Le prochain corsaire vaudra-t-il mieux? Pas sûr, mille millions de mille milliards de mille tonnerres d’euros!

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Strauss sans Kahn, Le Pen sans 500

Pour 500, je te fais un prix !

Marine Le Pen n’a pas ses 500 signatures. On crie au bluff dans les médias. Pourtant la stratégie de Sarkozy se révèle au fur et à mesure de cette affaire.

Une signature, siouplait...

En 1962 avait lieu la première élection du président de la république au suffrage universel. Le principe du parrainage par signatures d’élus fut alors promulgué pour limiter le nombre de candidatures et éviter les prétentions farfelues. Le nombre de « parrains » nécessaire était de 100. En 1976 Giscard le fait passer à 500 et décide de rendre publique l’identité des signataires. Depuis, le fauteuil cheije de l’Académie franchaije n’en démord pas. Qu’il soit difficile pour les petits candidats d’obtenir ce sésame n’est pas étonnant, rien ne les empêche pourtant de se présenter. Ainsi Nathalie Arthaud de Lutte Ouvrière et son 0,5% d’intentions de vote est presque assurée d’avoir les 500. D’autres, Poutou, Boutin, Morin, Perlimpinpin… bataillent ferme pour les avoir. Le grand petit Villepin, qui se qualifie lui-même de « candidat à 1% dans les sondages », boycotté par l’UMP, tente de recueillir les près de 400 signatures récoltées par Chevènement, caduques depuis son retrait le 1er février. Elles sont aussi sollicitées par Marine Le Pen. Pourtant là on est dans du lourd. Tournant autour de 20% dans les sondages, on supposerait que ses parrainages ne soient qu’une formalité. Or elle n’en a jusqu’ici que 350. On crie au bluff dans les médias, disant que le FN a toujours fait le coup. Faux. En 2007 le père Le Pen avait pu se présenter ric rac, avec à peine 507 signatures. D’où sa menace dans le Journal Du Dimanche: « Je pense que si ma fille ne peut pas être candidate, ce sont plus de 20% des électeurs qui ne pourront s’exprimer. Ce serait la fin de M. Sarkozy. Il serait battu. Les électeurs du Front national ulcérés ne le lui pardonneraient pas et ils ne seront pas les seuls« . Selon le sondage Ifop-JDD en une du journal, cette hypothèse ramène Sarkozy et Hollande à égalité avec 33% chacun, pour 22 % d’abstention. En supposant que papa Le Pen se trompe et que les électeurs FN ne se reportent pas sur Hollande, ou qu’ils s’abstiennent, ce serait gagné pour Sarko. C’est le calcul machiavélique du minuscule Nicolas. C’est dans ce contexte délétère que le ministre de l’Intérieur Claude Guéant affirme que « Toutes les civilisations ne se valent pas », samedi 4 février, à un colloque organisé par l’UNI (Union nationale inter-universitaire, le syndicat étudiant créé par Jacques Foccart et Charles Pasqua en réaction à mai 68). Propos réaffirmés à l’aune des 500 signatures. Claude Guéant, après Brice Hortefeux et avant Jean-Marie Bigard, braconne sur les terres frontistes sur ordre du suzerain. Rapportera-t-il suffisamment de voix ? Le cas échéant, en sa qualité d’hôtelier de Beauvau, fera-t-il main basse sur les urnes, si le résultat final était trop tangent ? Toujours est-il que la stratégie de l’Elysée devient plus claire après la une du JDD.

In vino veritas.

Attendons voir… Si Marine Le Pen ne peut pas se présenter, ce serait savoureux de l’entendre appeler à voter Hollande. Qui lui-même appellerait à ne pas voter Sarkozy. Lequel accuserait son rival de national-socialisme. Par ces temps de crise de la crise, le mot d’ordre est à l’épargne: pas question de se payer le luxe de changer les équipes, de Washington à Pékin, de Paris à Berlin. Obama, Hu, Merkel et Sarkozy semblent devoir être là pour un long moment encore, qu’on le veuille ou non. Mais quoi de plus normal que ceux qui ont aggravé la crise en subissent les conséquences ? Dominique Strauss-Kahn a sa condamnation symbolique: Abel Ferrara prépare un film sur l’affaire du Sofitel avec Gérard Depardieu en directeur du FMI. Et Sarko ? Qu’il soit réélu s’il le faut ! Mal, de travers, faussement, peu importe. « Que la crise s’aggrave », dixit François Partant. Et que Nicolas, qui a horreur du vin, boive le calice jusqu’à la lie.

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